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    International

    Porsche et Volkswagen négocient le contrat de mariage

    Par L'Economiste | Edition N°:3020 Le 08/05/2009 | Partager

    . La fusion donne naissance à un «groupe automobile intégré» fort de 10 marques. La bataille sera rude pour la direction effective de la future entitéLA fusion annoncée cette semaine entre les géants allemands de l’automobile Porsche et Volkswagen, en infligeant une leçon d’humilité à la riche famille détentrice du constructeur de bolides de luxe, promet de dures négociations pour le contrat de mariage. Les héritiers de la dynastie Porsche, qui contrôlent la marque du même nom et détiennent déjà 51% de Volkswagen, ont enterré mercredi dernier leur rêve d’un rachat pur et simple du N°1 européen de l’automobile. Et annoncé la solution plus humble d’une fusion créant un «groupe automobile intégré» fort de 10 marques. Déjà ambitieux lors de son lancement à l’automne 2005, le projet d’une montée progressive de Porsche à 75% du capital de Volkswagen était devenu chimérique avec la crise financière.Face au tarissement du crédit, le constructeur de Stuttgart (sud-ouest), bien qu’extrêmement rentable, risquait en effet de sombrer dans le surendettement. «Une fusion amicale ramène Porsche à des niveaux de dette raisonnables», relève Jürgen Pieper, analyste de la banque Metzler.Frank Schwope, de NordLB, indique quant à lui que Volkswagen dispose d’une réserve de liquide de 10 à 11 milliards d’euros, qui deviendrait accessible en cas de fusion. La balle est donc remise au centre entre les deux géants allemands et la bataille sera rude pour la direction effective du futur ensemble.Deux arbitres, plutôt hostiles à Porsche, s’en mêleront: d’une part l’Etat régional de Basse-Saxe (nord), où se situe le siège de VW. Il est détenteur d’environ 20% du constructeur et d’une minorité de blocage conférée par une loi spéciale. Et d’autre part l’influent comité d’entreprise de Volkswagen.Selon Ferdinand Dudenhöfer, expert du secteur automobile, la donne pourrait se compliquer encore avec l’arrivée d’un nouvel actionnaire. «Le Qatar, par exemple», qui a déjà exprimé son intérêt et entrerait via une augmentation de capital, explique-t-il. Le secteur automobile allemand excite bien des convoitises dans le Golfe: l’émirat d’Abou Dhabi a déjà pris récemment une participation de 9,1% dans Daimler, le constructeur des Mercedes.Un groupe de travail entre Porsche et Volkswagen, associant le Land et les représentants des salariés, a quatre semaines pour rédiger un contrat de mariage. Une chose semble sûre: «Porsche a toujours été à la place du conducteur et cela est en train de changer un peu», selon Jürgen Pieper, tandis que Frank Schwope prédit «un chemin très difficile».La majorité des analystes refusait toutefois d’enterrer Wendelin Wiedeking. «Sa grande idée (de rapprocher les deux groupes) s’impose malgré tout», estime Dudenhöfer. «Il va falloir pour les deux à cinq prochaines années s’habituer à n’avoir pas un roi» pour diriger le nouveau groupe «mais deux dauphins», le patron de Porsche et celui de Volkswagen, Martin Winterkorn, croit l’expert.Synthèse L’Economiste

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