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    Europe

    PME/PMI: Des mesures fiscales pour encourager le financement

    Par L'Economiste | Edition N°:653 Le 06/12/1999 | Partager

    · Instaurer un cadre légal pour promouvoir le capital-risque

    · Les banques doivent s'investir davantage dans le conseil et l'assistance des PME


    LA plupart des PME/PMI sont sous capitalisées et fonctionnent essentiellement en recourant à des politiques d'endettement, ce qui grève consi- dérablement leur développement. Tel est le constat relevé par le Livre Blanc dans la partie dédiée au financement des PME. Pour remédier à cela, le Focus Group, chargé de l'élaboration de ce livre, a recommandé de favoriser l'augmentation des fonds propres des PME à travers notamment, l'instauration de mesures fiscales incitatives pour encourager les PME à s'engager dans un effort régulier d'augmentation de leurs fonds propres par incorporation d'une partie des bénéfices au capital de l'entreprise.
    Dans le même chapitre, l'amélioration des relations entre banques et PME a aussi été recommandée. Des relations que les chefs d'entreprise n'hésitent pas à taxer de "frileuses".
    Notons par ailleurs que SM le Roi n'a pas manqué de soulever la question des relations entre banques et PME dans la Lettre Royale(1). "Nous saisissons cette occasion pour nous adresser aux institutions financières les incitant de nouveau à accorder davantage d'attention à ce secteur, en veillant à adapter leurs méthodes d'évaluation de la faisabilité des projets, à mettre en place les structures d'accueil et les mécanismes de financement à même de lui permettre de se doter des ressources nécessaires à ses investissements", a déclaré le Souverain.

    Toujours en matière de relations entre banquiers et PME, les initiateurs du Livre Blanc ont constaté un manque patent de communication entre les deux parties. Pour compenser ce déficit, des efforts devront être fournis des deux côtés. Pour les PME, il s'agit de mettre à niveau les informations livrées pour répondre aux exigences bancaires. Quant aux banques, elles doivent développer l'assistance et le conseil aux PME. A ce niveau, l'expérience de la BRED Banque Populaire (France) est assez significative: "Nous disposons d'une offre complète pour les PME, qui contient le financement pour la création d'entreprises, l'accompagnement et le conseil", a souligné Arnauld Méric de Bellefon de la BRED, lors de l'atelier consacré au financement des PME, en ajoutant que ce ne sont pas les financements qui manquent, mais plutôt les bons projets. Ce constat n'a pas fait l'unanimité lors de cet atelier, surtout parmi les entrepreneurs marocains qui souffrent des difficultés d'accès aux crédits bancaires, notamment à cause des garanties exigées. Les PME se plaignent aussi de l'insuffisance d'instruments non bancaires qui encouragent la création d'entreprises. L'instauration d'un cadre légal et incitatif pour la promotion du capital risque et du capital développement serait de nature à promouvoir la notion du risque entrepreneurial.

    (1) Lettre Royale adressée aux participants du séminaire sur la PME/PMI, tenu à Rabat le 30 novembre et le 1er décembre 1999.


    Concours de création d'entreprises


    POUR encourager le développement des PME, la BRED (Banque Populaire France) organise chaque année un concours de création d'entreprises, via l'association Banque Populaire pour la création d'entreprises. L'objectif est d'identifier et récompenser les créations d'entreprises les plus originales ou les plus méritantes. Derrière la création d'entreprises, la BRED dispose aussi de fonds d'accompagnement qui permettent des prises de participation minoritaires en capital, sur des entreprises de moins de 50 à 100 millions de FF de capital. "Mais pour ne pas blesser la vanité des chefs d'entreprise", elle utilise des formules assez souples de manière à ce qu'ils aient le sentiment de rester chez eux.

    Fadoua TOUNASSI

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