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    Europe

    Quatre entreprises sur dix disparaissent par an

    Par L'Economiste | Edition N°:653 Le 06/12/1999 | Partager

    · Les arriérés de l'Etat grèvent la trésorerie des entreprises

    · Le Livre Blanc propose la réduction des délais de paiement


    LES chiffres relatifs à la création de PME/PMI impressionnent. Près de 15.000 entreprises voient le jour annuellement. Le Livre Blanc qui constitue un préalable à la charte de la PME prévoit une création nette de 120.000 entreprises d'ici 2010, avec en prime un effet sur l'emploi. Les prévisions tablent sur 2,4 millions de postes. Ce qui doit permettre d'insérer 70% de la population active additionnelle. C'est dire que des efforts doivent être déployés pour assurer la viabilité des entreprises. Mais attention, si le nombre de PME qui naissent est important, celui des entreprise l'est tout autant. Si l'on juge d'après les chiffres communiqués lors des deux journées sur la PME/PMI, le taux de mortalité des petites structures atteint 40%. Autrement dit, quatre entreprises sur 10 disparaissent par an.
    La viabilité des PME/PMI est tributaire -et les séminaristes sont unanimes là-dessus- de trois facteurs: l'appui, le conseil et la formation. L'expérience étrangère l'a prouvé. Plus l'accès au conseil et à la formation augmente, plus le taux de réussite des PME s'accroît. Parmi les mesures les plus urgentes, la mise en place d'un cadre incitatif pour la formation qualifiante par et pour l'entreprise vient en premier lieu. Il s'agit notamment d'accompagner la compétitivité sectorielle par le biais d'une formation technique supérieure, d'améliorer le niveau et la qualité de l'encadrement de l'entreprise et de développer la motivation du personnel et son adhésion aux objectifs.

    Autre point débattu lors des ateliers organisés sur la promotion de la PME/PMI: les difficultés d'accès aux marchés publics. Les pouvoirs publics ont été invités à mettre en place un cadre légal de manière à consacrer à ces sociétés une quote-part des marchés publics. Cette recommandation figure d'ailleurs parmi les 29 mesures identifiées comme étant les plus urgentes à mettre en place.
    La sous-traitance constitue une des voies qui pourraient permettre aux PME d'accéder aux marchés publics octroyés aux grandes structures. L'objectif par la même occasion est de favoriser le développement du tissu industriel et de sous-traitance et de développer des rapports de partenariat entre les grandes entreprises et les PME. Pour l'heure, ce partenariat est quasi inexistant.
    "La coopération interentreprises doit être développée. Les entreprises ne travaillent pas ensemble au Maroc", souligne M. Fawzi Brittel, professeur à l'ISCAE.
    Toujours sur le registre des marchés publics, le Livre Blanc propose de réduire les délais de paiement de l'Etat à travers l'instauration de pénalités de retard. L'enjeu est important: il y va de la trésorerie et donc de la viabilité des entreprises.

    Khadija MASMOUDI

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