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    Economie

    Plus de 400 bateaux quitteront ce soir le Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:650 Le 01/12/1999 | Partager



    · Durant les quatre ans de l'accord, l'UE a versé au Trésor marocain l'équivalent de 500 millions d'Euros

    C'EST ce soir à minuit, date d'expiration de l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union Européenne, qu'un peu plus de 400 navires, en majorité espagnols, devront quitter les eaux territoriales marocaines. Selon l'agence de presse espagnole «EFE», les bateaux de pêche espagnols seront amarrés à partir du 1er décembre prochain, notamment dans les ports de Galice, d'Andalousie et des Iles Canaries.
    Face à cet amarrage, le plus long de l'histoire de la flotte espagnole, le gouvernement espagnol a accordé une aide mensuelle de 151.500 Pésètas (environ 9.392 DH) pour une durée de six mois à ses 4.000 marins-pêcheurs des 400 bateaux concernés. Les armateurs, quant à eux, bénéficieront de 2 à 4 millions de Pésètas puisés sur des fonds communautaires(1). L'actuel accord de pêche Maroc-UE, qui expire donc aujourd'hui, a permis à l'Espagne des prises de poisson de l'ordre de 170.000 tonnes d'une valeur d'environ 30 milliards de Pésètas.
    Signé le 13 novembre 1995 pour une durée de quatre ans, l'accord autorisait la flotte communautaire à opérer dans les eaux territoriales marocaines en contrepartie d'une redevance annuelle versée par l'UE. Durant cette période, l'Union a versé l'équivalent de 500 millions d'Euros (1 Euro=10 DH).
    En dépit de la ferme intention de la partie marocaine de ne pas reconduire l'accord, l'UE ne perd pas espoir. Elle met notamment en avant la visite le 20 décembre prochain du commissaire européen chargé de l'Agriculture et de la Pêche, M. Franz Fischler.
    Mais pour M. Thami El Khyari, ministre des Pêches Maritimes,«ce n'est pas une date pour de nouvelles négociations. Ce sera l'occasion de clarifier la position marocaine concernant l'avenir des relations de coopération entre le Maroc et l'Union Européenne». Au menu de la visite de M. Fischler, l'examen de différents aspects de la coopération bilatérale, y compris celui de la pêche.
    Concernant ce dernier volet, le ministre marocain est clair: «le Maroc est disposé à examiner toutes les propositions, mais en dehors de l'exploitation directe du poisson»(2). En attendant, le Plan quinquennal ambitionne de changer le visage du littoral à l'échéance 2003, doubler la valeur ajoutée du secteur et fixer la population des pêcheurs dans leur village. Le Plan prévoit des investissements de plus de 7 milliards de DH, dont 70% proviendront du secteur privé. Avec le départ de la flotte communautaire, le Département de M. El Khyari table sur une hausse de la valeur ajoutée de 7,8 milliards de DH en 1999 à 10 milliards en l'an 2000 (+29%) et 13 milliards en 2003.


    Des aides structurelles pour les Quinze


    Les ministres européens chargés de la Pêche viennent d'obtenir un accord à la majorité qualifiée tant sur la réforme des aides structurelles que sur l'organisation commune des marchés de ce secteur. La réforme des aides structurelles est la plus urgente, car elle conditionnait la répartition d'une manne financière de 1,1 milliard d'Euros pour la période 2000-2006. Un accord était nécessaire avant la fin de cette année pour que les subventions au déclassement des bateaux anciens, à la modernisation de la flotte, aux entreprises communes et projets pilotes ainsi qu'à l'assistance technique puissent être versées l'an prochain. Le nouveau règlement sur les réformes de marché prévoit quant à lui un ensemble de mécanismes encourageant les professionnels à une gestion durable des ressources halieutiques.

    Meriem OUDGHIRI (MAP)

    (1) Cf L'Economiste du 10 novembre 1999.
    (2) Cf L'Economiste du 15 novembre 1999.

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