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Plan Halieutis
L’aquaculture comme moteur de croissance

Par L'Economiste | Edition N°:3121 Le 05/10/2009 | Partager

. Objectif: produire 200.000 tonnes à l’horizon 2020 . Pour un PIB de plus de 2 milliards de DH Alors que la ressource se raréfie, la demande se fait plus forte et soutenue. Une équation à résoudre impérativement pour assurer la pérennité de la richesse halieutique. Sur la période 2000/2007, la demande mondiale s’est inscrite en hausse annuelle de 3% en moyenne. Elle n’a pu être satisfaite que grâce au développement de l’aquaculture. Sur la même période, la production halieutique marocaine n’a crû que de 1,3%, les exportations de 1,6% et l’aquaculture est demeurée embryonnaire. «Pourtant, les sites tout comme l’alimentation et le savoir-faire ne font pas défaut», constate un chercheur de l’Institut national de recherche halieutique. «Ce qui manque, c’est plutôt un cadre législatif à même d’attirer et de sécuriser l’investissement», renchérit un professionnel. Sinon, comment expliquer la disparition de quatre grandes fermes qui étaient opérationnelles dans les régions du Nord et de l’Oriental? Pour le moment, à peine 450 tonnes de poissons et coquillages sont produites sur les trois sites en exploitation à M’diq, Oualidya et Dakhla. Ailleurs, le secteur aquacole représente une part significative de la production et l’exportation des produits de la mer. Norvège, Thaïlande, Turquie et Vietnam -pour ne citer que ces pays- ont réussi un développement spectaculaire des élevages de poissons. Le secret? La mise en œuvre d’une politique volontariste. Si bien que l’aquaculture est moins exigeante que la pêche en termes de capitaux publics nécessaires aux infrastructures portuaires.Quoi qu’il en soit, la stratégie de la tutelle fait de l’aquaculture «un moteur de croissance du secteur halieutique» (www.leconomiste.com). L’objectif est de produire 200.000 tonnes de poissons et autres produits de la mer issus des élevages aquacoles. Les pistes ciblées concernent toutes les formes d’élevage: dorades, loubards, moules, palourdes, coquillages, algues... Le potentiel de la conchyliculture est estimé à 50.000 tonnes par an. Celui de la pisciculture l’est encore plus et concerne tout particulièrement le maigre et la sole. Cependant, la production de certaines espèces nobles comme le loup et la dorade royale devrait porter sur 100.000 tonnes. Même l’algoculture est ciblée. Certes, son potentiel n’est pas tout à fait cerné du point de vue stock, il n’en demeure pas moins vrai que la spéculation peut dégager une forte valeur ajoutée. Outre leur utilisation dans les domaines cosmétique et pharmaceutique, les algues ont désormais de nouveaux débouchés, notamment dans la biotechnologie et les biocarburants. En tout, la plus-value escomptée à l’horizon 2020 est de plus de 2 milliards de DH à l’horizon 2020. Objectif réalisable si «toutefois les mesures à mettre en place apportent une réponse intégrée aux principaux freins diagnostiqués», soulignent les concepteurs de la stratégie. A commencer par la mise en place d’un cadre législatif spécifique. Il s’agit d’abord de «reconnaître l’aquaculture comme secteur complémentaire mais distinct de la pêche traditionnelle». D’élaborer, ensuite, une réglementation claire et incitative permettant à l’aquaculture de se développer en harmonie avec les autres activités côtières. Sur le plan purement technique, le concours de la recherche scientifique demeure primordial. Il doit s’exercer en priorité dans le développement d’un véritable cluster aquacole assurant une autosuffisance en alevins et aliments. Ceci, après avoir répertorié et les sites et le potentiel aquacole. De sorte à fournir aux investisseurs intéressés des packages «clés en main» de projets identifiés.A.G

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