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Economie

Agadir/transport
Les salariés de Zetrap toujours en grève

Par L'Economiste | Edition N°:3121 Le 05/10/2009 | Partager

. Absence de dialogue avec les responsables. Un sit-in depuis le 18 août dernierLa grève des employés de la société de transport en commun Zetrap ne semble pas près de prendre fin. De fait, elle dure depuis près d’un mois et demi sans qu’un dialogue fructueux n’ait été engagé entre l’employeur et les grévistes. «Les 360 grévistes prennent leur mal en patience et vivent dans des conditions déplorables ayant puisé toutes leurs maigres ressources», affirme un porte-parole des employés. Pour le propriétaire, Ali Zerkdi, c’est une grève «sauvage, non autorisée où le droit de travail pour ceux qui le désirent n’est pas respecté». «J’ai l’intention de faire appel à la justice contre les meneurs qui ont décidé de cette grève sans préavis. A cause d’eux, Zetrap ne peut plus honorer ses engagements envers la population, ni envers les entreprises dont elle assure le transport du personnel, ni remplir sa mission sociale. Une situation qui nous a fait perdre notre portefeuille clients». Le chiffre d’affaires de la société a aussi enregistré jusqu’à aujourd’hui une grosse perte frôlant les neuf millions de DH pour une recette moyenne de 180.000 DH par jour. Pour rappel (cf. www.leconomiste.com), les grévistes ont organisé un sit-in depuis le 18 août dernier devant le parc de la société neutralisant ainsi les 76 bus Zetrap qui ne peuvent plus assurer le transport en commun des usagers entre Agadir et Inezgane-Ait Melloul et Chtouka-Aït Baha.Parmi les doléances des employés, notamment, le paiement intégral des salaires à temps, la délivrance des fiches de paix, la déclaration à la CNSS de tout le personnel sans exception et l’arrêt des prélèvements abusifs à l’encontre des salariés. «Le parc vétuste doit aussi être renouvelé pour un meilleur confort et sécurité des usagers», souligne un contrôleur de la compagnie. Néanmoins, ces réclamations restent sans écho. L’impact sur les familles des salariés s’est déjà fait sentir pendant le Ramadan et la rentrée scolaire. Des moments difficiles qui ont poussé certains à demander l’aide de bienfaiteurs pour l’acquisition des manuels scolaires, entres autres. Parmi les rares fois où les autorités sont sorties de leur mutisme concernant ce dossier, c’était pour réprimer la marche des grévistes sur la wilaya organisée il y a près de trois semaines. La rentrée universitaire étant imminente, il est légitime de se poser des questions quant à son bon déroulement. Zetrap assure normalement le transport de 70% des élèves et étudiants venant des différentes périphéries du Grand Agadir. Dans ce sens, Abdellatif Mokrim, vice-président de l’université Ibn Zohr a déclaré: «Nous avons eu une réunion avec des responsables à la wilaya sur le devenir de ces étudiants, et ils nous ont assuré que nous n’avons pas à nous inquiéter car le vide sera bientôt comblé». Le terrain se prêterait-il donc à l’entrée en action d’une nouvelle compagnie afin de redresser la situation? Mais alors, qu’adviendra-t-il des grévistes qui, désormais, ont du mal à subsister? Pour eux, la situation est apparemment sans issue. En tout cas, dans l’avenir immédiat. De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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