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    Economie

    Plages propres: Reportage à Aïn Diab

    Par L'Economiste | Edition N°:597 Le 17/09/1999 | Partager

    · Le nettoyage de cette plage casablancaise a été confié par l'ONE à une société spécialisée

    · 20 agents, 80 poubelles, machine pour le criblage du sable, distribution d'affichettes et de questionnaires... les moyens utilisés

    · La qualité de l'eau et du sable testée par le LPEE


    IL y avait comme un vent de changement sur la plage de Aïn Diab cet été. Durant toute la période estivale et dès les premières heures de la matinée, une activité anormale régnait sur cette plage. Des personnes en tee-shirt, portant le même logo, déambulaient à longueur de journée, plastiques à la main pour ramasser les ordures. Jamais cette plage n'a fait l'objet d'autant d'attention. Sur place, plus de 80 bacs en plastique ont été déposés le long de la plage, une machine de criblage du sable tamise le sable en plus d'une camionnette pour le ramassage des ordures. Côté sécurité, pas moins de 40 maîtres-nageurs ont été dépêchés sur place, équipés d'un zodiaque pour veiller sur les vacanciers, et la liste est longue. Pour en arriver à ce résultat, il a fallu deux mois de travail et l'utilisation d'importants moyens pour nettoyer une plage où les ordures étaient enterrées parfois à une profondeur de 50 centimètres, indique M. Abdelkader Gonegai, enseignant-chercheur et conseiller de la société Smarcolect. Cette dernière a été mandatée par l'ONE pour nettoyer cette plage en plus de celles de Aïn Sbaâ, d'El Oualidia et de Moulay Bousselham. Cette société est filiale du groupe français Sita, spécialisé dans le nettoiement et le traitement de déchets. "Nous avons dû adapter nos techniques à la situation de cette plage", explique M. Gonegai. Ce sont ainsi plus de 3 km de plage qui ont été défrichés quotidiennement depuis le 19 juillet dernier, au lendemain du début de l'opération "Plages propres". Plusieurs équipes se relayaient pour ramasser les ordures sur toute la longueur de cette plage, divisée en quatre secteurs en plus des parkings. Le coût de l'opération s'élève a plus de 1 million de DH.

    "Nous avons fait appel à la Commune pour nous aider dans les travaux, mais son ancien président n'a rien voulu savoir, seule la Wilaya nous a prêté main forte", explique M. Abdelaziz Tahiri, chef de la Division Qualité et Environnement à l'ONE. "De plus, nous avons restauré les douches et les toilettes et nous les avons mis à la disposition des estivants gratuitement, mais là aussi la Commune est intervenue pour exiger le paiement de ces services", ajoute-t-il.
    Côté communication, plusieurs affichettes et sacs de plastique pour le ramassage des déchets ont été distribués aux estivants par Smarcolect. Un plan d'action à été mis au point par deux étudiants de la Faculté de Ben M'sik en collaboration avec les cadres de l'ONE. Il comprenait, en plus de la sensibilisation des vacanciers, la distribution de questionnaires pour évaluer le déroulement de l'opération.
    "Aujourd'hui, la qualité de l'eau de baignade au niveau de la plage Aïn Diab est bonne, celle du sable l'est moyennement. C'est un bon début", se réjouit M. Tahiri. Ces résultats ont été confirmés par les analyses du LPEE.

    Abdelaziz MEFTAH

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