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Phosphates: les dérivés supplantent le brut : Avec 51% du marché mondial des dérivés, le Maroc consolide sa position

Par L'Economiste | Edition N°:21 Le 19/03/1992 | Partager

Après l'effondrement du débouché du marché indien qui a affecté les ventes de l'OCP en 1989, le chiffre d'affaires de l'OCP avec 11 milliards de Dirhams, repart à la hausse. Cependant les exportations des phosphates bruts chutent de 21,7%.

Le chiffre d'affaires du Groupe O.C.P. a été de 11 milliards de Dirhams en 1991 contre 10,6 milliards en 1990, soit une hausse de 3,7%. La part des produits dérivés y représente une place principale puisqu'elle est passée de 68% en 1990 à 74% en 1991. Cette évolution met en relief l'importance primordiale que prennent les produits dérivés dans le commerce international des phosphates.
Aussi, la part du Maroc dans les exportations mondiales de phosphate brut a évolué de 28 à 30% entre 1988 et 1990. Cependant, les ventes de phosphates bruts, (ventes locales et exportations) se situant à 1.830.000 tonnes en 1991, ont connu une baisse de 14,5% en comparaison à 1990.
Les exportations de phosphate brut, avec une baisse de 21,7% sont à la base de ce résultat. Cette évolution a commencé en 1989 où les exportations de phosphate brut ont diminué de 12,3% par rapport à 1988, et s'est poursuivie en 1990 avec une baisse de 5,8%. Elle est aussi à intégrer dans l'évolution du commerce international du phosphate brut qui a subi une réduction de 30% entre 1989 et 1991.
Cette réduction est due en grande partie à la chute des importations de l'Europe de l'Est: 2,3 millions de tonnes en 1991 contre 10,4 en 1989. Laquelle chute pourrait elle-même être expliquée par la révision des subventions octroyées auparavant aux agriculteurs de ces pays.
Elle est aussi provoquée par le mouvement de baisse, entamé depuis quelques années sur le marché de l'Europe occidentale. En effet, le niveau des importations de cette région a été ramenée de 21 millions de tonnes en 1985 à 16,1 millions en 1989 et à 14,8 millions en 1990. Cette évolution reflète le remplacement progressif de l'importation du phosphate brut par celle des produits dérivés et la réduction de la demande d'engrais dans la région, due au développement des tendances écologiques.
La physionomie du marché mondial du phosphate sous toutes ses formes est donc marquée par le transfert de la production des dérivés de phosphates des zones de consommation vers les régions où se situent les matières premières. En 1989, des ateliers de production d'acide phosphorique ont, en effet, été fermés en Turquie, en Allemagne et au Japon à cause des difficultés constatées sur le marché mondial.
Ainsi, les ventes de l'O.C.P. des produits dérivés du phosphate, passant de 2.373.000 tonnes en 1990 à 2.425.000 en 1991, ont augmenté de 2,1%.
En 1991, le Maroc retrouve et consolide sa position sur le marché international. Sa part s'est élevée à 51% en 1991, contre 50% en 1988.
Les exportations d'acide phosphorique ont connu la plus importante hausse de 14,3%, puisqu'ils ont augmenté de 1.338.000 tonnes à 1.770.000 tonnes entre 1990 et 1991. Par contre, les exportations d'engrais ont baissé de 11,3%.
Elles se sont, en effet, situées à 2.120.000 tonnes en 1991 contre 2.392.000 en 1990.
Enfin, il est à noter que les industries chimiques du Groupe O.C.P. ont travaillé à leur pleine capacité en 1991, à l'exception du premier trimestre de l'année qui fut affecté par la guerre du Golfe.

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