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Economie

Pétrole: Qui va payer?

Par L'Economiste | Edition N°:2139 Le 27/10/2005 | Partager

. Le retour à l’indexation replacera la charge sur l’automobiliste. Jettou et Oualalou prennent des gantsC’est dit: la hausse des cours du pétrole sera répercutée à la pompe. Oualaou, qui voit l’argent public s’envoler en fumée, l’avait réclamé; Jettou, qui a le pouvoir de décider (il se disait que c’était le Souverain qui bloquait le dossier, mais c’est faux), l’accorde mais avec toutes sortes de contorsions: il y aura des aménagements pour l’agriculture et le transport. Il ne dit pas lesquels. Et le gouvernement va d’abord organiser des «assises de l’énergie». Cela servira certes à rouvrir le dossier du gaz, de la production électrique privée, de la place de l’ONE… mais aussi à faire avaler la grosse pilule de la hausse des carburants à la pompe. La pilule est d’autant plus grosse que la répercussion aura tardé. En 2000, c’était Youssoufi qui avait suspendu l’indexation pour cause de sécheresse, rappelle Oualaou, qui s’inquiète et s’indigne: «Ce n’est pas normal que chaque fois que je monte dans ma voiture, je sois subventionné».En fait, il faut que quelqu’un paye: soit le contribuable, soit le consommateur. Pour Fathallah Oualalou, la «logique de l’indexation s’impose» mais valeur aujourd’hui, le projet de loi de Finances 2006 ne prévoit pas de mesure exceptionnelle pour inciter les Marocains à consommer moins d’énergie, par exemple. Le système d’indexation avait été mis en place en 1995 jusqu’en 2000. Sur la base d’une analyse de la structure de la consommation, le butane et le gasoil représentent les dérivés du pétrole les plus consommés, notamment pour les tracteurs et matériels agricoles. Est-ce à dire que le risque de sécheresse pour l’année prochaine retarderait la décision? Les deux augmentations de cette année sont bien en deçà de l’envolée des cours.«Malheureusement, juste après l’augmentation, le baril a touché même les 68 dollars le baril», déplore le ministre. C’est d’autant plus dérangeant qu’aujourd’hui, «chacun parmi nous, quand il prend sa voiture, est subventionné par l’Etat». Au final, l’agriculteur supporte cette charge. Et nous serions bien le seul pays à vivre cette situation. Ce qui retarde la décision? Les contraintes sociales ou, plus exactement, politiques à gérer. En fait, l’indexation est inéluctable. Chaque jour passé coûte encore plus cher. Mais comme dirait l’autre, «au Maroc, beaucoup de décisions ne peuvent être prises pendant Ramadan, les rentrées scolaires, quand il ne pleut pas, les vacances d’été» ou par frilosité. Après tout, par le budget ou par le consommateur, l’agriculteur ou l’automobiliste, le coût passera. M. Kd.

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