×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Projet de loi de Finances 2006
Oualalou: Nous ne dépendons plus des privatisations

Par L'Economiste | Edition N°:2139 Le 27/10/2005 | Partager

. Les entreprises publiques sont nettement mieux gérées et les «privatisations ont réussi». «Tous les indicateurs montrent qu’il y a des secteurs qui marchent très bien»: banques, ciments, tourisme, les sociétés cotées. «Notre politique sectorielle développe des locomotives» Entre les deux Caisses (Compensation pour le pétrole et celle des retraites des fonctionnaires), la conjoncture est bien difficile pour le projet de loi de Finances 2006… mais le ministre des Finances n’est pas peu fier de dire que c’est la première loi de Finances qui a «acquis une autonomie réelle par rapport aux privatisations». Autre point fort, «la culture du management des établissements publics. Cela permet d’avoir des performances qui soutiennent fortement les recettes prévues dans ladite loi. Les recettes fiscales et douanières sont elles en hausse.- L’Economiste: Quel est l’impact de la loi de Finances sur la croissance?- Fathallah Oualalou: La loi de Finances est un relais dans la politique économique. La croissance est liée essentiellement aux politiques sectorielles: agriculture, industrie, tourisme. C’est un instrument d’accompagnement des politiques économiques. Elle fait en sorte que ces politiques sectorielles entraînent l’émergence de nouvelles petites locomotives. Lesquelles visent d’une façon ou d’une autre à accroître le PIB bien sûr, mais aussi à rendre la croissance beaucoup plus régulière. Ceci dit, il y a également les petites incitations fiscales et tout l’effort de l’Etat en matière d’investissement qui est important et essentiel. La loi de Finances est aussi un instrument d’accompagnement des établissements publics dont les investissements sont très importants au niveau national. A ce sujet, je tiens à souligner qu’en 2006, ce sera la première loi de Finances depuis cinq ans, le début des grandes privatisations, qui a pris une certaine autonomie réelle par rapport aux recettes de la privatisation. Nous aurons à peine 4,9 milliards de DH, alors que sur les dernières années, les montants étaient de 12 milliards. Cela veut dire deux choses très importantes: d’abord que les anciennes privatisations ont réussi puisqu’elles génèrent aujourd’hui des recettes fiscales, de l’emploi, de la valeur ajoutée. Ensuite, cette indépendance par rapport aux privatisations montrent qu’elles ont eu un effet structurant sur le budget et sur l’économie. - Quel aura été le niveau d’exécution du budget 2005?- Le taux d’exécution s’améliore d’année en année, je veux le souligner, car cela correspond à une forte amélioration de la gestion publique, de l’efficacité de l’Etat. A fin septembre et pour le budget 2005, le niveau d’exécution, pour les investissements, a dépassé de 11%, ce qui est prévu. Donc, on est allé un peu plus vite que demandé. Ce qui montre bien que les administrations ont amélioré l’exécution de leur budget. - Ce qui donnera un dérapage?- Pas du tout. Nous allons terminer l’année avec un déficit du Trésor par rapport au PIB de 3,5% contre le 3,2% prévu. Donc, nous sommes dans les normes. Pour l’année qui vient et malgré la conjoncture, nous resterons à 3,5%. - Seulement?- Il est vrai que si on ajoute le coût des retraites, on arrive à plus de 5%. Mais la dépense de la retraite n’est pas une dépense récurrente, donc logiquement, nous ne devons pas l’intégrer dans le calcul du déficit. Il y a deux chiffres qui m’inquiètent dans cette conjoncture: la compensation, 12 milliards et le montant des retraites, 9 milliards. Nous ne pouvons pas continuer à subventionner les carburants de cette manière: c’est choquant.- Comment malgré l’hémorragie des subventions, le coût des retraites des fonctionnaires, les augmentations de salaires promises par le Dialogue social, vous en sortez-vous avec seulement 3,5%?- Parce que nous avons une nette amélioration des recettes fiscales et une bonne performance des dividendes et recettes provenant des établissements publics.- Combien d’établissements publics sont bénéficiaires?- En 2004, les derniers chiffres dont on dispose, leurs investissements avaient augmenté de 30%, leur chiffre d’affaires de 10%, les résultats de, tenez-vous bien, 84%! Leur autofinancement était en hausse de 44%, tandis que leurs dettes baissaient de 3%! Ce sont de belles performances, n’est-ce pas?! C’est un fait nouveau au Maroc: les établissements publics deviennent de plus en plus performants. Mon sentiment est qu’en 2005, les performances vont être meilleures, notamment chez des établissements tels que l’OCP, l’Odep, l’ONE, le Crédit Agricole.- Peut-on dire que le tissu industriel a changé et que cela se ressent déjà sur les lois de Finances?- Les choses évoluent et dans le bon sens. Regardez, il y a une nette augmentation des recettes fiscales: +18% au niveau de l’IS, +18% IGR, même ordre pour la TVA. Il y a aussi une bonne amélioration de nos recettes douanières, malgré le démantèlement. Nous avons une amélioration de l’efficacité de l’administration. Il y a dans ce pays des secteurs qui marchent et qui marchent bien puisqu’ils sont profitables. Propos recueillis par Mouna KADIRI et Mohamed CHAOUI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc