×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

L'INDH expliquée à la CDG

Par L'Economiste | Edition N°:2139 Le 27/10/2005 | Partager

. Les sites ciblés et les besoins identifiés en novembre . Au menu également, le développement d’une ingénierie sociale nationaleL’INITIATIVE nationale de développement humain (INDH) entre dans sa dernière ligne droite. Ainsi, les choses sérieuses commencent dès novembre prochain. A partir de cette date, les sites d’intervention seront dévoilés. C’est ce qu’a annoncé Abderrahim Harouchi, ministre du Développement social, lors d’un débat organisé par la CDG sur les stratégies publiques mardi 25 octobre à Rabat. Il s’agit d’une première d’un cycle de conférences se rapportant au développement. «La finalité de tout développement est l’élément humain, d’où le grand intérêt que nous accordons à l’INDH», a d’ailleurs indiqué Mustapha Bakkouri, directeur général de la CDG, à l’ouverture de la rencontre. Après le ciblage, suivra une phase de diagnostic, d’une durée de deux mois, pour sonder les besoins et les priorités. Elle devra être soldée par la mise en place de programmes de développement local. Ceux-ci devront ensuite être validés au niveau local. Obéissant à une approche contractuelle, les fonds seront débloqués, la mise en œuvre entamée. Un suivi au quotidien des projets sera mené. Les premières actions devront intervenir entre février et mars 2006. A rappeler que le budget global alloué à cette phase est de 10 milliards de DH sur 5 ans. En attendant, 250 millions de DH ont d’ores et déjà été débloqués pour des actions immédiates sur l’année 2005. «L’INDH est également une affaire d’accompagnement», a précisé le ministre. Un accompagnement dans l’exécution se fera au niveau central, à travers un comité de direction, qui fixe les grandes orientations et les ressources à allouer. Le soutien s’opère au niveau régional et concerne notamment le programme de lutte contre la précarité. Au niveau provincial et local, élus, acteurs et associations locales se chargeront de la validation des projets, de leur exécution et de leur supervision. La création d’un observatoire national est également prévue. Il aura pour mission le développement d’une expertise nationale en matière de développement humain, le suivi des actions et le recueil des expériences les plus réussies. «Elément encore faible au Maroc, le développement d’une ingénierie sociale nationale est également au menu», a annoncé Harouchi. Une division de l’action sociale sera ainsi créée au niveau du ministère. A cela s’ajouteront un réseau d’experts et la mise en place de procédures fixant les règles de la démarche participative. L’Agence de développement social (ADS) et l’Entraide nationale interviendront en tant que structures d’appui aux comités local et provincial.


Les programmes en vue

LORS de cette conférence-débat, Harouchi est également revenu sur les chantiers majeurs entrant dans le cadre de l’INDH. Lesquels se résument en trois volets et s’étendent sur la période 2006-2010. Le premier est la lutte contre la pauvreté dans le monde rural. Quelque 360 communes et plus de 3,5 millions d’habitants sont concernés. Le deuxième est la lutte contre l’exclusion sociale en milieu urbain. Elle devra profiter à 1,5 million de Marocains. Les deux stratégies s’appuient sur un processus de développement local, l’accès aux infrastructures et services de base, l’éducation et la formation, mais aussi et surtout sur la création de richesses et d’activités génératrices de revenus. «Les associations de microcrédit et les coopératives auront un grand rôle à jouer dans cette perspective», a souligné le ministre se félicitant à cette occasion de la création par la CDG d’un Fonds de refinancement des associations de microcrédit. Troisième volet, la lutte contre la précarité concerne 50.000 habitants. Près de 500 orphelinats seront mis à niveau et d’autres centres créés.Tarik QATTAB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc