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Société

Perpétuité pour l’assassin du jeune touriste à Fès

Par L'Economiste | Edition N°:2328 Le 27/07/2006 | Partager

. L’affaire remonte à février au cœur de la médina. La sentence est assortie d’une amende de 400.000 DHFin de l’épisode du procès de l’assassin du jeune Benjamin mardi dernier. Le verdict est tombé: perpétuité pour Abdelillah Al Meziane Benali, l’accusé, qui devra aussi verser 400.000 DH à la famille du défunt. Eric Vanseveren, le père du garçon, est apparemment mécontent de cette sentence. «Je ne voulais pas faire de l’affaire de mon fils un procès pour le Maroc. Mais à mon avis, il s’agit d’un crime à caractère religieux», souligne-t-il à l’issue de la séance. Le meurtre du jeune Benjamin remonte au 17 février 2005. Un jeudi «noir» que Vanseveren n’est pas prêt d’oublier. Venu en famille de Montauban (France), il visitait tranquillement l’ancienne médina de Fès. Visite qui n’allait pas tarder à se transformer en cauchemar quand, subitement, un individu armé d’un couteau s’est jeté sur le jeune Benjamin après avoir touché la mère au ventre. «Le tout s’est déroulé en 3 ou 4 secondes», raconte Ahmed Mouane, un guide accompagnateur. Ce dernier, lui aussi témoin du crime, a reconnu l’assassin. Il s’agit d’Abdelillah Al Meziane Benali (29 ans) qui s’en est pris au petit groupe de touristes. La mère survivra à ses blessures mais ce n’est pas le cas de l’adolescent. Le meurtrier est aussitôt arrêté. On dit que c’est un «déséquilibré mental». Le jour du drame, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Fès, Abdelaziz Bouziane, a tenu une conférence de presse. Il a précisé que «les premiers éléments de l’enquête ont révélé que l’agresseur, issu d’une famille défavorisée et sans emploi, était aussi un toxicomane notoire depuis une dizaine d’années». Le PV de la police confirme ce premier constat. Le père de Benjamin, premier témoin du crime, n’accepte pas ce que «racontent les rapports». Pour lui, «les enquêteurs marocains n’ont pas exploré suffisamment la piste du crime religieux”.Lors du procès, plusieurs journalistes marocains et étrangers ont suivi les 9 mois audiences. C’est le bâtonnier français, Jean-Lou Lévi et l’avocate marocaine Loukili Majda, qui se sont chargés de la défense.Mardi, Al Meziane a nié son crime tout au long de la séance. «Je ne me souviens de rien», avance-t-il chaque fois qu’il est interrogé par le juge Dahmani. Mais ce dernier a su pousser dans ses derniers retranchements le criminel qui, paradoxalement, s’est souvenu avoir invité des «tolbas» chez lui quelques heures avant le drame. Il s’est également rappelé son arrestation. Donc, comment a-t-il pu oublier son forfait?Le jugement est tombé tard dans la soirée après de longues délibérations.Youness SAAD ALAMI

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