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Politique Internationale

Pavarotti, le grand classique superstar

Par L'Economiste | Edition N°:83 Le 10/06/1993 | Partager

Il fait courir les foules. A 56 ans, Luciano Pavarotti, né à Modène en Italie, s'est bâti la plus fabuleuse carrière de chanteur de tous les temps. Ses secrets? Le contre-ut, l'audace et une image hors normes.

Pavarotti est mieux que grand, immense. En hauteur (1,90m) comme en largeur (disons... "ample"). Comme il a pris du poids (jusqu'à 135 kilos) et que cols serrés et vêtements prés du corps "l'embêtent", il se met à l'aise dans des sortes d'oripeaux bariolés, à la fois grandioses et bon enfant.

Il partage avec Jessy2 Norman le titre de superstar du chant classique.

Le chant "managé"

Débarquant au Metropolitan de New-York en 1968, bon ténor, l'Italien Pavarotti n'avait aucune idée de sa carrière, acceptant les offres au petit bonheur.

C'est Herbert Breslin, manager, qui lui programma cette "Fille du régiment" en 1972, qui le fit littéralement "éclater”.

Dés son deuxième concert à Dallas, Pavarotti se trouve une parade: l'incopiable mouchoir blanc, qu'il tient à la main en chantant pour se donner une contenance. "Mon mouchoir, dit-il, je me le donne pour me sentir moins bête".

Avec sa voix, qu'il considère comme "un don de Dieu", à raison d'un rôle nouveau par saison, en quinze ans Pavarotti a fait le tour de ce qu'il peut chanter sans danger. Il a renoncé à "Turandot"; mais il a maîtrisé avec les bons délais "Aïda" et "Le trouvère", réputés usants.

Il enregistre ensuite "Otello", le rôle des rôles, mais vocalement crucifiant. A Milan, Londres, New-York, Paris, étapes obligées d'une carrière mondiale. il a ajouté Salzbourg, consécration unique pour un Italien: le rôle-titre de l'"Idoménée" de Mozzart, en 1983.

Le récital, dit Pavarotti, c'est"le bras de fer de la voix": on opère sans costume, sans partenaire, sans filet.

Seul Pavarotti fait venir à Hyde Park, sous la pluie, cent mille personnes, pour lui seul un parking de douze mille Mercedes se forme devant un stade de Stuttgart; et vingt mille personnes à Paris, huit mille à Toulouse, près de cinq mille à Aubagne et trois mille à Lyon ont assisté religieusement, souvent debout, l'année dernière à la retransmission en direct de "Un bal masqué" de Verdi.

Aujourd'hui, Pavarotti ne chante plus guère désormais que 35 soirs l'an, et, contrairement à ce que ferait croire la publicité mondiale accordée à ses récitals, plus souvent à l'Opéra: peut-être 20 contre 15.

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