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Partenariat avec la Caisse d’Epargne: Le CIH prêt à rebondir

Par L'Economiste | Edition N°:2314 Le 07/07/2006 | Partager

Le projet industriel de la future «banque de la famille» est ficelé. Les patrons des deux actionnaires de référence, Charles Milhaud, président du directoire du groupe des Caisses d’épargne et Mustapha Bakkoury, directeur général de la CDG, nous livrent en exclusivité les détails du programme qu’ils ont concocté pour le CIH.. L’Economiste: Quel est l’intérêt de créer un holding financier pour loger vos participations communes dans le CIH?- Charles Milhaud: Nous avons créé Massira Capital management (MCM) qui détient 67% du capital du CIH. Ce holding financier commun avec la CDG nous permettra de monter, le cas échéant, d’autres opérations.- Mustapha Bakkoury: Cela permet de tracer une stratégie cohérente. Nous avons d’ailleurs soumis à Bank Al Maghrib le projet industriel du CIH qui recadre la vision. MCM constituera donc un outil de gouvernance commune.. Quel est le coût de transaction pour le Groupe Caisses d’Epargne?- Milhaud: Nous préférons ne pas aborder cet aspect. Ce qui est important c’est le projet industriel qui permettra au CIH de devenir la banque de la famille tout en développant la bancarisation. Cela concorde avec l’axe stratégique de notre groupe, à savoir l’expansion à l’international, notamment dans le pourtour méditerranéen et les pays francophones.. Quels sont les grands axes de ce projet industriel et l’apport de chacun de vous?- Bakkoury: Le projet industriel contient 2 volets. D’abord la vision du CIH a été arrêtée après un diagnostic du marché. Nous avons défini le rôle à jouer de manière la plus efficace par la banque en apportant un maximum de valeur ajoutée. Ainsi, nous sommes partis du crédit logement pour déboucher sur toute une gamme dédiée aux ménages, à savoir la bancassurance, le crédit à la consommation... Le projet industriel s’appuie sur un important programme de développement du réseau et sur l’élargissement à tous les segments de clientèle, de la famille au particulier.La deuxième dimension a trait aux atouts de chacun des 2 partenaires de référence du CIH pour accélérer son nouveau départ.. Quels sont les objectifs chiffrés, notamment en terme de parts de marché?Milhaud: Nous avons l’ambition de doubler le nombre d’agences et le nombre de clients d’ici 4 à 5 ans.Au niveau de l’activité, nous présentons plusieurs sources de complémentarité avec la CDG. Par exemple, notre groupe est spécialiste dans la gestion de réseaux, dans la banque de détail. A noter que 20% des logements acquis en France sont financés par les Caisses d’épargne. La CDG, elle, est plutôt une «banque de gros». Nous pouvons également faire jouer des synergies via nos maisons mères respectives, la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) et le CNCE.Le pari principal de ce projet sera de bancariser à travers l’accès au logement puis de développer toute la gamme de produits connexes.. Comment comptez-vous concilier cette stratégie d’expansion avec la gestion des créances en souffrance?- Bakkoury: Nous faisons clairement la distinction entre le projet industriel et la gestion des créances douteuses et contentieuses. D’ailleurs, l’activité hôtelière ne fait pas non plus partie du périmètre du projet pour protéger au mieux les intérêts de la banque. Les créances feront l’objet d’une gestion à part car elles ont trait à une activité ancienne. L’activité pourrait être isolée juridiquement.. Votre groupe avait déjà tenté un premier partenariat avec BMCE Bank qui n’a pas abouti. Cette volonté de pénétrer le marché marocain répond-elle à un besoin de prendre pied sur le marché maghébin puis africain?- Milhaud: Notre groupe est appelé à être très présent, via Natixis, dans la banque d’investissement notamment en Europe. Mais l’internationalisation constitue aussi un axe stratégique pour notre banque de détail.Dans 20 ans, nous aurons 120 millions d’habitants dans l’autre rive de la Méditerranée. Le Maghreb et l’Afrique présenteront des opportunités que nous étudierons en temps voulu.. Vous avez développé toute une philosophie autour de la bancarisation. Y a-t-il des aspects transposables au Maroc?- Milhaud: Au Maroc, l’accès à la propriété est un des éléments de la bancarisation. D’abord parce que l’achat d’un logement est une priorité chez les ménages. Cela relève de la culture de la population, comme en France. Ensuite parce que le recours au crédit habitat entraîne un resserrement des liens avec la banque et génère une demande d’autres services.Plus récemment, la clientèle française a tendance à considérer l’accès à la propriété comme un produit de placement à long terme pour préparer sa retraite, une forme de capitalisation de l’épargne.- Bakkoury: C’est ce positionnement qui fait que nous avons cru en la capacité du CIH à rebondir. Après le diagnostic et l’assainissement de sa situation, nous l’inscrivons aujourd’hui dans une logique de développement. Toutes les ambitions sont permises.. Sur le plan social, le personnel du CIH a de grosses attentes, notamment en terme de rémunération. Comment comptez-vous gérer cet aspect?- Nous contrôlons la banque et en tant qu’administrateurs de référence, nous avons le souci de développer la banque sous tous ses aspects. Nous serons donc attentifs à la politique à mener dans ce cadre-là, en veillant aux intérêts de tous les partenaires, à commencer par les employés. Ces derniers doivent êtres rassurés par la qualité de l’actionnariat et les objectifs du projet industriel.Propos recueillispar Mouna KABLY

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