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Economie

Panne du Tireless dans le Détroit: La crainte du danger nucléaire remonte au Parlement

Par L'Economiste | Edition N°:917 Le 15/12/2000 | Partager

. Le sous-marin nucléaire britannique est plombé au port de Gibraltar depuis mai dernierIl a fallu plus de sept mois pour que le Parlement se saisisse enfin du danger nucléaire que fait courir le Tireless à I'Ouest de la Méditerranée, particulièrement la région du Détroit, Le sous-marin nucléaire britannique, victime d'une panne, est plombé au port de Gibraltar depuis mai dernier (1). Le gouvernement anglais a décidé de le réparer sur place, car un remorquage fait courir des risques que la Grande-Bretagne ne veut pas prendre. Cette situation a provoqué un tollé en Espagne où plusieurs associations écologistes sont montées au créneau. Les craintes de fuites se sont faites sentir du côté marocain également. C'est ainsi que des députés de différents groupes parlementaires ont interpellé le gouvernement dans le cadre d'une série de questions d'actualité mercredi 13 décembre. Il veulent connaître les raisons du silence du gouvernement sur ce dossier, l'existence de fuites radioactives et les dispositions prises pour faire face à une éventuelle catastrophe. C'est M. Mohamed El Yazghi, ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, qui a fait le déplacement pour répondre aux interrogations. Le ministre a voulu être rassurant. Selon lui, le gouvernement n'est pas resté les bras croisés. Il a réactivé la commission créée en 1998, suite aux fuites radioactives d'une usine espagnole. Celle-ci a été chargée en collaboration avec le Centre National de l'Energie Nucléaire et l'lnstitut de recherches maritimes, de procéder à l'analyse des échantillons de sable et d'eau, prélevés en sept endroits différents de la région. L'examen a abouti à l'absence de traces de radioactivité. Ce que ne dit pas le ministre, c'est que le risque est ailleurs: les eaux de refroidissement du réacteur peuvent se répandre dans la région après la réparation. En d'autres termes, c'est le redémarrage du réacteur qui pose un problème avec le risque d'une explosion.Selon le ministre, le gouvernement a pris d'autres initiatives. Son ambassadeur du Maroc accrédité à Londres a pris contact avec le gouvernement britannique. Un autre contact a été pris également avec I'Espagne pour échanger les informations. Quant à l'Agence internationale Atomique de Vienne, elle a assuré que l'Angleterre ne l'a pas informée d'un accident nucléaire. Ce pays est tenu à le faire. Toujours sur le registre des paroles rassurantes, le ministre espagnol des Affaires Etrangères a déclaré devant le Cortès (Parlement), que si le navire n'est pas réparé d'ici mars prochain, I'Espagne demandera à la Grande-Bretagne de déplacer le sous-marin. Cette affirmation est de M. El Yazghi.M. C.(1) Cf Leconomiste.com, éditions 27 septembre et 15 novembre 2000.

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