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Obligations: «Il y a autant de courbes que de marchés«Richard Lefebvre, directeur de la gestion monétaire chez Indocam, Asset Management

Par L'Economiste | Edition N°:893 Le 13/11/2000 | Partager

. Les maturités à 10 ans ont connu une progression de plus de 40 points de base. La hausse des taux engendre des risques liés à la perte en capital«Il n'existe pas une courbe unique, mais il y en a autant que de marchés et chacune peut se décliner par type d'instrument (emprunts d'Etat, obligations privées...)«, soulignait M. Richard Lefebvre, directeur de la gestion monétaire chez Indocam, Asset Management (France) lors du séminaire organisé par Wafa Gestion jeudi dernier. Au cours de cette conférence, le débat a tourné autour de la courbe des taux et ses incidences aux niveaux macro et microéconomiques. Pour M. Lefebvre, cette courbe est une représentation du marché à un instant T et elle n'est pas unique. Trois principaux aspects rentrent dans la détermination de la forme de la courbe. Il s'agit de l'aspect théorique, à savoir le reflet des anticipations, l'aspect historique qui représente la relation entre le niveau et la forme des courbes et le point du cycle économique et monétaire, et enfin l'aspect structurel et institutionnel. Mais, c'est l'aspect historique qui requiert le plus d'attention. Ainsi l'évolution de la courbe des taux était à la baisse depuis le mois de mai 2000. Le TMP s'est, en effet, établi en moyenne à 5,2%, en baisse par rapport aux 4 premiers mois de l'année et ceci suite à l'assouplissement de la réserve obligatoire.Les maturités à 10 ans ont connu une progression de plus de 40 points de base (pbs) alors qu'on relève une relative stabilité sur le 1 an. Les analystes soulignent que l'élargissement du spread entre le 1 et 10 ans était de mise pour limiter l'effet d'éviction que jouait le marché monétaire par rapport au marché obligataire. Quant au spread entre le 5 et 10 ans, il paraît élevé et devrait aboutir à une hausse de 20 pbs sur la maturité à 5 ans pour un réajustement de la courbe des taux.En ce qui concerne les perspectives, le taux pour le 1 an devrait s'établir entre 5,75 et 5,85%, pour le 5 ans. En ce qui concerne le 10 ans, il devrait être entre 6,1 et 6,2%.Pour un horizon à moyen terme, on relève une résistance de 7,5% pour l'ensemble des maturités, car une remontée au-dessus de ce seuil ne justifierait plus le processus de swap de la dette extérieure en dette intérieure. La hausse des taux engendre des risques liés à la perte en capital, ne favorisant pas nécessairement un engouement pour le marché obligataire. L'attention des institutionnels est donc plus importante lorsque le marché anticipe une stagnation, voire un renversement de tendance. Les professionnels déplorent toujours autant l'absence de certaines réformes, à l'instar de la mise en place du programme annuel des émissions des BDT comme il a déjà été convenu en juillet 1999 par le ministre des Finances. Les opérateurs demandent aussi à ce qu'il y ait une meilleure communication de la part de BAM et du Trésor (Conférence sur la politique monétaire et obligataire, accès à l'information publique…).Concernant la dette privée, les professionnels veulent plus de transparence au niveau des primes de risque. oF. T.

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