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Saâd Kettani: “Sans regrets”

Par L'Economiste | Edition N°:1776 Le 26/05/2004 | Partager

. La campagne de candidature a coûté 160 millions de DH. Un rapport d’audit sera rendu prochainementBeaucoup d’émotion, lundi dernier, lors de la conférence de presse organisée à Casablanca, par le Comité de candidature du Maroc pour l’organisation de la Coupe du monde 2010. C’est, en fait, la sixième et dernière que donne Sâad Kettani en tant que Président délégué de ce comité. Une conférence, d’ailleurs, riche en enseignements.Le Maroc aura dépensé pour sa campagne de candidature à l’organisation de la Coupe du monde 2010 près de 160 millions de DH. Ce sont 23 millions de DH de plus par rapport à la campagne précédente. Dans ce budget, l’apport des sponsors a été de l’ordre de 35 millions de DH et les matchs amicaux de promotion ont englouti quelque 20 millions de DH. A titre comparatif, l’Afrique du Sud a bénéficié de la part des sponsors de quelque 35 millions de dollars, soit près de 350 millions de DH. Un apport qui dépasse de deux fois le budget global alloué à la campagne de candidature marocaine. “Toutes les dépenses étaient au préalable validées par le ministère des Finances et un cabinet international d’audit en assurait le suivi dès le départ”, souligne Kettani. Un rapport d’audit sera bientôt remis aux autorités compétentes, indique le Président délégué du Comité de candidature. Un Comité qui sera, selon des sources concordantes, érigé en Comité de vigilance chargé du suivi des chantiers en cours, particulièrement ceux de construction des stades de Tanger, Marrakech et Agadir. “Les chantiers ouverts seront menés à leur fin et le Maroc respectera ses engagements et les objectifs qu’il s’est fixés en continuant d’aller de l’avant pour réaliser tous les projets socioéconomiques à l’horizon 2010”, a souligné Kettani. Ce dernier n’a pas manqué de rappeler que “2010 constituera le début de l’intégration dans la zone de libre-échange euroméditerranéenne et représentera l’aboutissement du Plan Azur devant permettre au pays de se doter de toutes les infrastructures pour accueillir dix millions de touristes”. En fait, insiste Saâd Kettani, “la Coupe du monde n’était qu’un élément dans le plan stratégique du Maroc qui a ouvert de nombreux chantiers visant la mise à niveau de son économie en vue d’être au rendez-vous avec l’économie mondiale”. “L’engouement et la mobilisation de la jeunesse et des populations marocaines autour de cette candidature doivent être mis à profit pour faire face aux défis qui interpellent le pays”, ajoute Kettani. “Il faut donc abandonner toute attitude négative et “positiver” autant que possible pour la concrétisation des projets des programmes et projets inscrits dans la stratégie globale de développement”, affirme-il. Revenant sur les péripéties qui ont conduit à l’éviction du Maroc de l’organisation de l’édition 2010 de la Coupe du monde de football, Saâd Kettani, tient à affirmer que “le Maroc n’a aucunement perdu, bien au contraire, il a montré qu’il est en mesure d’organiser des événements d’envergure”. . Effacer le passifTerriblement déçu, ému jusqu’aux larmes, cachant difficilement son amertume derrière quelques sourires de circonstance, Saâd Kettani assure que “le Comité de candidature a accompli en onze mois un travail de cinq ans pour présenter un dossier technique d’excellente qualité et pour rendre crédible sa candidature”. Il fallait, d’abord, il est vrai, effacer le passif des trois premières candidatures et assurer un regain de crédibilité à la décision marocaine de se présenter une quatrième fois. En plus, il fallait montrer le Maroc nouveau, de l’ère nouvelle. Tout tend à croire qu’il y a réussi et que le gain en popularité et en rayonnement du pays est considérable.Le Maroc a-t-il été donc trahi par ses propres amis? A lire entre les phrases de Saâd Kettani, c’est à croire que oui. “Je suis resté avec Jack Warner, président de la Concacaf, et sa femme dans leur chambre d’hôtel, vendredi jusqu’à minuit et j’en suis reparti avec l’assurance ferme que le Maroc allait passer dès le premier tour”. Jack Warner avait assuré Kettani que le Maroc allait disposer de 13 voix. Pas plus tard que le 12 mai, soit trois jours avant le vote, le président d’honneur de la FIFA, le Brésilien Joao Havellange, affirmait à Kettani, que “le Maroc passera dès le premier tour avec 14 voix”. Mais le lendemain, et bien avant que Joseph Sepp Blatter ne vienne annoncer le résultat du vote, on savait que l’Afrique du Sud a eu les faveurs de 14 votants. Intrigues et intrigants rompus aux rouages compliqués du système de vote instauré par la FIFA, ont donné à la course à l’organisation de la Coupe du monde une autre dimension, bien loin de la dimension sportive de l’événement. La Coupe du monde de football est devenue un enjeu, non plus seulement économique, mais surtout politique. Sinon comment expliquer l’acharnement de Blatter et du Suédois Lennart Johansson, président de l’UEFA et membre du comité exécutif de la FIFA, contre la candidature du Maroc et en faveur de l’Afrique du Sud? “Il a été, ainsi, voir le Français Michel Platini et l’Espagnol Villar Llona pour leur demander de voter en bloc avec les autres européens”, confie Saâd Kettani. Johansson a même essayé de jouer le “terrorisme” contre la candidature marocaine. “Il disait à Villar Llona  comment pouvez-vous voter pour un pays où il y avait des attentats terroristes et dont les ressortissants sont des terroristes? Avez-vous oublié que ce sont des Marocains qui ont posé les bombes de Madrid?”. Mais loin de céder à ces pressions, Villar Llona répondit à Johansson: “Votre attitude me déçoit et vous m’avez déçu. Je suis un Basque. Est-ce que cela veut dire que tous les Basques sont des terroristes?”. Finalement le Maroc a triomphé contre le même Johansson en “remportant 5 0% des voix européennes”.


Renversement de tendance

Le Maroc s’est porté candidat à l’organisation de la Coupe du monde en tant que challenger. Seulement au fur et à mesure que le dossier se constituait, il était devenu un sérieux prétendant. Pourtant, l’Afrique du Sud n’a jamais arrêté sa campagne. “Depuis leur échec, en 2000, face à l’Allemagne, les Sud-Africains ont continué leur campagne”, indique Kettani. Le Maroc n’a commencé la sienne qu’à partir d’avril 2003. Le 14 mai, la présentation du dossier marocain a été de loin la meilleure, de l’avis de nombreux observateurs. La presse internationale a également rendu compte de l’excellence de cette prestation. Jamal Eddine HERRADI

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