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    Moins d'arrêts pour panne, plus d'arrêts de révision

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Des industriels recrutent les ingénieurs de leurs fournisseurs de matériel

    · Réduire le coût minimum des heures de marche

    · Conception d'un plan de prévention avec la machine

    "La maintenance ne consiste plus à réparer des pannes, mais à les anticiper": C'est l'avis de nombreux industriels sur le concept de maintenance. Les opérateurs divisent cette opération en deux grands axes: la maintenance préventive et la maintenance corrective. "Aujourd'hui, on a tendance à passer de la maintenance corrective à la maintenance préventive", explique un consultant. Auparavant, les industriels ne connaissaient pas très bien les caractéristiques des machines utilisées. Même le fabricant du matériel ne pouvait pas garantir la prévention sous prétexte d'ignorer les conditions d'utilisation des machines livrées.
    Aujourd'hui, le concept de maintenance a beaucoup évolué. Des utilisateurs de machines, que sont les industriels, recrutent les ingénieurs qui travaillaient chez leurs fournisseurs de matériel, indique le même consultant. Ils veulent ainsi assurer la prévention et surtout créer un réseau d'information et de communication avec leurs fournisseurs. Selon une réflexion menée par M. Driss Benhima en 1992, alors qu'il était directeur à la SMOA, l'exploitant doit gérer la prévention de son matériel en trois sous-ensembles. Il s'agit tout d'abord de constituer une liste des pièces de sécurité supposées durer aussi longtemps que le matériel.

    Ensuite, l'exploitant doit connaître les pièces d'usure à consommation régulière. Il pourra constituer ses stocks en conséquence. Le troisième axe porte sur les pièces de consommation planifiée. C'est le cas des pièces dont la détection d'usure est difficile, est-il expliqué.
    La maintenance préventive a pris de l'ampleur à partir du moment où l'exploitant a commencé à maîtriser le matériel. Les machines ne sont plus arrêtées pour des problèmes de pannes, mais pour des périodes de révision qui sont programmées à temps réguliers.
    Ceci ne veut pas dire que la maintenance corrective disparaîtra. Les pannes accidentelles restent fréquentes. C'est pourquoi il faut considérer la maintenance corrective comme un complément à la maintenance préventive. L'entreprise doit surtout optimiser l'utilisation des machines avec un coût minimum des heures de marche. Dans ce nouveau contexte, la maintenance corrective acquiert une signification plus moderne. Elle est plutôt appelée maintenance "auscultative" ou conditionnelle. Autrement dit, le fabricant des machines conçoit aussi des systèmes de détection des pannes intégrés. L'exploitant aura donc des indicateurs sur l'état de ses machines et procédera à des remplacements de pièces selon un tableau de bord. Une telle technique est indispensable surtout pour les industries à haut risque comme l'aéronautique.


    Maintenir pour prolonger la durée de vie


    La maintenance est étroitement liée à la gestion des stocks. En effet, l'entreprise est obligée de constituer un stock de sécurité pour faire fasse aux éventuelles pannes. Elle y consacre un budget plus ou moins important. Souvent, les industriels disposent d'ateliers pour confectionner des pièces de rechange non disponibles sur le marché local. Ces ateliers peuvent également rénover une pièce, une manière de prolonger sa durée de vie. Dans tous les cas, l'entreprise évite le stockage de pièces largement disponibles sur le marché. Des ateliers au sein des entreprises se justifient aussi par le recyclage de certains produits dans le cas où cette opération coûterait moins cher que l'achat de pièces neuves. Certaines entreprises ont filialisé leur service de maintenance. Elles ont aidé leurs techniciens à créer des ateliers indépendants.

    Hicham RAÏQ


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