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Economie

Mise à niveau
Ce que reprochent les entreprises

Par L'Economiste | Edition N°:1738 Le 01/04/2004 | Partager

. Complexité du dispositif et absence de coach. Le cofinancement du Foman est jugé insuffisant. Le système ne prévoit pas de subvention comme à l'étrangerIL faut se rendre à l'évidence. Si les PME hésitent à se lancer dans une mise à niveau, c'est d'abord parce que le système ne répond pas parfaitement à leurs attentes. Les patrons interrogés invoquent plusieurs raisons.• La complexité du dispositif. Certes un effort louable a été réalisé en matière d'accès à l'information, notamment avec le lancement du site internet (www.miseaniveau.gov.ma). Il n'en demeure pas moins que la démarche paraît lourde et fastidieuse. Pour un patron d'une petite structure qui assume lui-même toutes les tâches administratives, c'est un véritable parcours du combattant. Il aura à traiter avec une multitude de partenaires et devra y consacrer beaucoup de son temps. Il doit s'adresser à l'Agence nationale de la PME pour établir son diagnostic, à l'OFPPT pour mettre au point son plan de formation et à un cabinet privé de certification pour lancer une démarche qualité. Il est tenu ensuite d'élaborer un plan de financement avec son banquier. C'est la difficulté majeure pour les entreprises interrogées. Pour parer à la faiblesse de leurs fonds propres, elles sont censées recourir au capital risque. Mais cette démarche nécessite une totale transparence et un système de reporting fiable. De plus, le capital risqueur exige un rendement annuel de 15 à 20%, taux jugé élevé.• L'absence d'un coach qui serait l'interlocuteur privilégié de l'entreprise. Pour les chefs d'entreprise, l'idéal serait d'être épaulé tout au long du processus par un expert au sein de l'ANPME. Celui-ci soutiendrait les efforts de la PME et faciliterait le contact avec les différents intervenants (OFPPT, banque, consultants…). Une telle mesure est de nature à rassurer et conforter les entreprises prêtes à sauter le pas.• Les insuffisances du Foman (fonds de mise à niveau). L'entreprise est obligée de passer par sa banque alors que le fonds est géré par la Caisse centrale de garantie. Un tel dispositif donne lieu à de nombreux va-et-vient. Cela explique, en partie, que 3 dossiers seulement aient été agréés en l'espace de 6 mois. Par ailleurs, le cofinancement du Foman fixé à 30% dans la limite de 2,5 millions de DH est jugé insuffisant. • L'absence de subvention: “Les entreprises tunisiennes bénéficient d'une subvention non remboursable qui peut représenter jusqu'à 30% du programme d'investissement”, relève un chef de PME. Sans parler de la zone euro qui prévoit une batterie de subventions régionales, nationales et européennes qui représente jusqu'à 35% de l'investissement. “Même si l'expérience des subventions s'est soldée par un échec par le passé, il faut se rendre à l'évidence: nous sommes actuellement dans un processus de suppression des barrières douanières et la productivité devient un élément primordial de compétitivité”, est-il souligné. Il faut se donner les moyens de se battre à armes égales avec les entreprises étrangères. Mais attention, ajoute l'entrepreneur, la subvention ne doit pas être accordée à fonds perdus. L'entreprise bénéficiaire est tenue de prendre un certain nombre d'engagements, notamment en matière de création d'emplois. Pour obtenir un soutien financier de la collectivité, la PME devra donc présenter, outre son projet d'investissement, un compte d'exploitation social lié à la subvention. Celui-ci détermine le délai de récupération de cette aide par la collectivité, en termes d'emplois, de versements d'impôts et de cotisations sociales…M. K.

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