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    Métaux industriels: Les prix flambent

    Par L'Economiste | Edition N°:3382 Le 13/10/2010 | Partager

    . Les cours enregistrent un bond de 40% en quatre mois. Soutenus par la reprise économique mondialeLes cours des métaux (aluminium, cuivre, plomb, nickel et étain) ont fortement rebondi. Ceci dans un contexte de reprise économique mondiale et d'offre parfois déficitaire. En quatre mois, l'indice DJ UBS a gagné 40%. A 8.241 dollars la tonne, le cuivre est le troisième métal le plus utilisé au monde. Il est en hausse de 32% depuis le mois de mai et a presque renoué avec ses plus hauts d'avant-crise. Même s'ils n'ont pas encore retrouvé leurs niveaux d'avril 2010, l'aluminium, le zinc, le nickel se sont appréciés d'au moins 30%. L'étain fait des étincelles sur le marché des métaux de base, commentent les analystes. Il est le premier à dépasser ses niveaux d'avant la crise financière de 2008 pour atteindre des prix record. Une tonne d'étain pour livraison dans trois mois vaut désormais plus de 26.000 dollars sur la Bourse des métaux londonienne, le LME. Le cours de l'étain, qui était monté à un niveau historique en mai 2008, à 25.500 dollars, a dépassé ce seuil la semaine dernière, touchant brièvement 26.790 dollars le 6 octobre. Un niveau sans précédent depuis la réintroduction de l'étain sur le LME en 1989. Les prix pourraient continuer leur ascension, stimulés par une production qui s'amenuise et une demande industrielle en pleine croissance pour ce métal très prisé par le secteur électronique. L'Indonésie, premier exportateur mondial (40% du marché), a vu ses exportations reculer de 6% sur un an en août, et elles pourraient chuter de 10 à 15% dans les prochains mois. En cause: des pluies torrentielles alimentées par le phénomène climatique "La Nina" qui affectent les sites miniers, mais aussi la détermination du gouvernement à fermer les mines illégales. La Chine, premier producteur et consommateur mondial d'étain, est quant à elle devenue l'an dernier un importateur net. Elle devrait encore accroître ses importations, pour combler les baisses de sa production locale en raison de politiques de réductions d'énergie pénalisant les fonderies. La demande reste forte. La Chine consomme encore aujourd'hui près de la moitié des métaux. Quand l'offre a parfois du mal à répondre aux besoins industriels, les prix ne peuvent que grimper. Si le marché de l'aluminium doit absorber la forte augmentation des capacités résultant des projets développés au Moyen-Orient, en Inde et en Islande, le cuivre et l'étain commencent, eux, à connaître une pénurie structurelle. Si les flux financiers ont contribué à tirer les cours des métaux bien au-delà des plus bas de 2009, cette année, la situation est assez différente. Car, depuis la chute des matières premières en mai dernier, les investissements financiers nets sont très modestes, voire même négatifs. Entre 2003 et 2010, la tonne de minerai de fer est passée de 40 à 140 dollars, d’après les experts.F. Z. T.

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