×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Bonus: Bruxelles pour une application stricte des règles

Par L'Economiste | Edition N°:3382 Le 13/10/2010 | Partager

. Rémunération proportionnelle au salaire fixe. Des menaces de délocalisations pointent L’étau se resserre autour des bonus en Europe. Le Comité européen des régulateurs bancaires (CEBS) a publié vendredi dernier sa consultation sur l’encadrement des rémunérations variables, qui traduira dans les faits la directive CRD 3. Votée cet été par le parlement européen, cette directive va plafonner à compter de janvier 2011, les bonus des traders et des dirigeants de banque en Europe, accusés d'avoir encouragé une spéculation effrénée au moment de la crise financière. L’interprétation stricte des régulateurs soumettra les banques de l’UE, partout dans le monde, à des règles plus drastiques que leurs concurrentes américaines, suisses ou asiatiques, qui n’y seront soumises que pour la partie de leurs activités exercée en europe.Les législateurs européens ont notamment décidé que les bonus devaient être "proportionnels" à la rémunération fixe. Quant aux modalités de paiement: immédiat ou différé, cash ou titres; le CEBS se prononce pour un versement à 50% en cash et 50% en titres, à la fois sur la part immédiate et la part différée. Cette dernière pourra osciller entre 40 et 60 % du bonus total, pour un versement différé sur 3 ans.En détaillant ces mesures et les moyens de les mettre en oeuvre, le CEBS suggère parfois de les durcir, à la surprise des milieux financiers britanniques. Ainsi, il estime que la période d'étalement des bonus devrait être "encore allongée pour les membres de la direction" des banques, suggérant une période d'au moins cinq ans. Autre suggestion du Comité, sans doute la plus polémique: le CEBS demande que toutes les filiales des établissements bancaires européens, y compris celles situées hors du continent, soient concernées par ces mesures. Ce point était particulièrement commenté vendredi par les milieux financiers britanniques, alors que les grandes banques du pays menacent de délocaliser leurs sièges à l'étranger si les nouvelles règles s'avéraient trop dures à leurs yeux."Les restrictions sur les rémunérations des banquiers seront plus sévères que prévu", a estimé le Financial Times (FT), en assurant que la France, le Royaume-Uni et l'Espagne avaient fait part de leurs craintes sur une perte de compétitivité de l'ensemble du secteur bancaire par rapport à ses concurrents asiatique ou américainLes banques ont jusqu'au 8 novembre pour faire part de leurs réactions au CEBS.F.Z.A.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc