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    Polémique autour de l’«allégeance à l’État juif»?

    Par L'Economiste | Edition N°:3382 Le 13/10/2010 | Partager

    . La Syrie et la Turquie condamnent le projet. L’UE veut garantir les droits de tous les citoyens LE Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, en visite en Syrie, et le président syrien Bachar al-Assad, ont condamné, lundi, le projet "fasciste et raciste" d'Israël. Projet qui veut obliger les candidats non juifs à la citoyenneté à prêter allégeance à "l'Etat juif et démocratique d'Israël". Pour le chef d'Etat syrien, "ces décisions ne laissent paraître aucune volonté sérieuse de la part d'Israël de s'engager en faveur du processus de paix". Ce dernier a été relancé le 2 septembre dernier à Washington mais bloqué par la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie en dépit des demandes de gel palestiniennes. De son côté, Erdogan a estimé que "personne ne peut imposer la citoyenneté à quiconque, surtout de cette manière".Pour rappel, le cabinet israélien, dominé par la droite, a approuvé dimanche dernier un projet d'amendement controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à "l'Etat juif et démocratique d'Israël". Ce projet d'amendement doit encore faire l'objet de trois lectures au Parlement, où la coalition gouvernementale dispose d'une majorité écrasante. La minorité arabe d'Israël (20% de la population) qualifie ce texte de "raciste", notamment parce qu'il vise les Palestiniens voulant s'installer en Israël après s'être mariés avec des Arabes israéliens.L’Union européenne (UE) prend position. «Israël doit garantir les droits de tous ses citoyens», a estimé hier mardi l'UE, après la proposition du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. L'Union soutient la solution de "deux Etats démocratiques vivant côte à côte dans la paix et la sécurité", a souligné la porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Maja Kocijancik. Ces Etats "devront garantir pleinement l'égalité de tous leurs citoyens", a-t-elle ajouté, précisant: "Dans le cas d'Israël, cela veut dire qu'ils soient juifs ou pas". Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor a réagi à la déclaration de l'UE, en assurant qu'il n'avait "jamais été question pour le gouvernement d'Israël de remettre en cause l'égalité des droits de tous les citoyens d'Israël, garantis par la Déclaration d'indépendance et par les lois constitutionnelles".De leur part, les Palestiniens estiment qu'une telle reconnaissance porterait atteinte aux droits de la minorité arabe d'Israël, composée des descendants des 160.000 Palestiniens restés sur leur terre en 1948, qui représente près de 20% de la population.Synthèse L’Economiste

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