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    Affaires

    Meknès: La colère des ONG contre le maire

    Par L'Economiste | Edition N°:2168 Le 09/12/2005 | Partager

    . Près de 120 associations réclament l’ouverture immédiate de Riad Parc au public . La commune veut le concéder en un projet économique. Il est pourtant situé sur une zone «non aedificandi»    Le torchon brûle entre une centaine d’associations et Aboubakr Belkora, président de la commune urbaine de Meknès. Ce dernier qui vient à peine de résoudre la crise du transport urbain collectif, par la mise en circulation d’un premier lot de 13 bus importés d’Espagne, tombe sur un autre problème. Cette fois-ci, il doit faire face aux demandes des électeurs. La société civile réclame l’ouverture immédiate de Riad Parc au public. Près de 120 associations sont sur le pied de guerre avec la commune. Elles considèrent le Riad Parc comme l’unique espace vert à Meknès jouxtant des quartiers très animés. Elles ont même signé une pétition demandant justice. En effet, le parc en question, d’une superficie de 13 hectares, est entouré sur trois côtés par des axes routiers importants. Des axes qui connaissent un trafic routier influant entraînant une pollution atmosphérique non négligeable. En avril dernier, la commune allait concéder cet endroit à Asswak Assalam, lors de sa session ordinaire. Les ONG avaient donc contacté le responsable du projet pour le sensibiliser. Et la concession a été annulée.   Pour Hassan Bougdour, président de l’association Grand Riad-Meknès, «le Riad Parc est situé au cœur d’une population à forte densité qui ne dispose d’aucun autre espace vert». Bougdour ajoute que le Riad Parc peut assurer la fonction d’un poumon tant sur le plan écologique que social. A vue d’œil, la réhabilitation de cet espace contribuera certainement à l’amélioration du cadre de vie des citoyens de la capitale ismaïlienne.Pour les signataires de la pétition, la commune urbaine de Meknès doit donner ses instructions au service des espaces verts afin d’irriguer cet espace et reboiser les parties dégradées. Une action qui ne demandera pas un énorme effort puisque le Riad Parc dispose de deux points d’eau. L’eau justement qui pourra faire renaître les plantes et les arbres qui d’après les ONG meknassies constituaient auparavant un abri pour plusieurs espèces d’oiseaux actuellement menacées d’extinction.Du côté de la commune, on signale que Meknès dispose de quelque 800 hectares d’espaces verts dont les jardins Lahboul. Concernant le Riad Parc, Belkora souligne que le site a coûté à la commune plus de 40 millions de DH d’investissement depuis sa création en 1992. Un théâtre et des commerces devaient y être construits. Mais cela n’a pas été le cas. Désormais, «le parc qui est une propriété de la commune sera concédé en un projet économique rentable», ajoute Belkora. Le conseil communal négocie actuellement cette concession moyennant un montant annuel de 3,5 millions de DH. 


    «Non aedificandi»

    Le Riad Parc est situé sur une zone «non aedificandi». Donc, en dépit du dahir du 19 octobre 1914 et des deux arrêtés visiriels du 23 septembre 1922 et du 1er juin 1955, aucune construction ne peut prendre place dans ce parc. L’inspection des monuments avait même procédé, en 1998, à la démolition de dix boutiques, construites par l’ex-conseil communal. A noter aussi que le parc abrite des murs à haute valeur historique. Et Meknès a été classée patrimoine universel le 16 décembre 1996. De notre correspondant,Youness SAAD ALAMI

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