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Partenariat université/entreprise, c’est possible!

Par L'Economiste | Edition N°:2168 Le 09/12/2005 | Partager

. Des privés témoignent de la réussite de leur partenariat. A quand la création d’un cadre de coopération durable?. Une table ronde organisée par l’AmCham donne des pistesPlus touchés par le chômage, les diplômés des universités marocaines restent toujours lésés par la prépondérance du volet théorique dans leur formation. La réforme de l’enseignement supérieur, en accentuant les cours pratiques, ne réussit toujours pas à effacer cette impression négative. «Il est plus évident pour une société de conclure des partenariats avec des écoles spécialisées qu’avec des universités», souligne Karim Tazi, président de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith), lors d’une table ronde organisée mercredi à Casablanca par la Chambre américaine de Commerce (AmCham). Plusieurs autres acteurs privés ont été appelés à témoigner de leur expérience avec des établissements de formation. Une étude menée par l’AmCham sur le climat des affaires démontre l’incompatibilité des profils des candidats avec la demande sur le marché du travail. «Nous avons ainsi décidé de faire l’effort de rapprocher ces deux acteurs, liés de fait, par une relation fournisseur-client», indique Rabia El Alama, directrice de programme à l’AmCham. Sur le terrain, plusieurs cas de partenariat ont réussi. La coopération ne se limite pas à trouver des postes pour des diplômés chômeurs. Loin de là puisque les entreprises peuvent même intervenir dans la formation. C’est le cas de Microsoft. La société offre aux étudiants les moyens matériels de s’ouvrir sur les nouvelles technologies de l’information. L’expérience a été menée au niveau de deux universités marocaines. Concrètement, des cours reconnus et enseignés au niveau mondial ont été proposés aux étudiants. Le représentant de la société a expliqué que si certains s’en sont servis pour se convertir dans le domaine des TIC, d’autres en ont profité pour renforcer leur qualification auprès des recruteurs.Une autre expérience a été exposée par l’Office chérifien des phosphates (OCP). Plusieurs formes de coopération ont été évoquées, notamment le soutien à la recherche, la formation diplômante ou qualifiante, ou encore l’accompagnement des jeunes entrepreneurs. Ces différentes opérations ont été menées, entre autres, auprès de l’Ecole Mohammadia des ingénieurs, l’Institut agronomique et vétérinaire ainsi qu’auprès de l’Université Cadi Ayyad à Marrakech. Plus que cela, les responsables de l’OCP ont été à l’origine de la création de nouvelles branches, en l’occurrence au sein de l’Université de Settat. Il s’agit de nouvelles spécialités touchant au domaine d’action de l’Office et qui viennent en réponse à ses besoins.L’Association des incubateurs d’entreprise d’El Jadida, a, pour sa part, livré les résultats de la première phase de sa coopération avec le Club de Benguérir pour les jeunes entrepreneurs. L’expérience a permis la création d’un grand nombre de projets, notamment des usines de confection et des projets d’apiculture dans la région.Dans le secteur du textile, Karim Tazi, directeur de la société Richbond, a rapporté le cas de coopération entre l’entreprise et l’Ecole supérieure des industries du textile et de l’habillement (ESITH). Une école, exique-t-il, «qui a été créée sur la demande des industriels». Richbond s’est engagée avec les étudiants de l’Esith à travers diverses formes de coopération. Le doigt est mis actuellement sur les moyens d’insérer les jeunes dans le monde du travail et la création de nouvelles filières de spécialisation.C’est enfin le président de l’Association Al Jisr et vice-président du groupe Attijariwafa bank, M’hammed Abbad Andaloussi, qui ont fermé le bal des témoignages. Impliqué dans différentes opérations de soutien à l’emploi des jeunes, Andaloussi a étonné l’auditoire en évoquant une initiative inédite. Celle-ci consiste à charger un dirigeant d’entreprise à assister pendant trois ans un jeune entrepreneur. L’objectif est de l’aider à mener son projet.La présidente de l’Université Hassan II de Mohammédia, Rahma Bourkia, a, par ailleurs, appelé à la recherche d’un cadre mieux organisé et plus durable à la coopération université/entreprise. «Cette relation existe mais c’est uniquement le fruit de quelques occasions hasardeuses. L’initiative ne vient de personne», regrette-t-elle.Une proposition a été en outre formulée par le représentant de l’OCP: la confection d’une cartographie des régions marocaines recensant les besoins et les spécificités socioéconomiques de chacune. Selon lui, cela donnera une meilleure visibilité aux entrepreneurs.Rappelons enfin que dans la semaine à venir, une réunion est attendue entre les patrons de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et les présidents des universités marocaines. Des formes mieux organisées de coopération devront y être discutées.


L’alliance pour l’éducation et l’emploi

Une alliance marocaine pour l’éducation et l’emploi (MEEA) a été récemment formée. C’est une organisation pilotée par la Fondation internationale des jeunes (IYF), présente au Maroc depuis octobre dernier. MEEA regroupe des membres de sociétés privées ou de la société civile: L’Association Femmes chefs d’entreprise, la Fédération PME/PMI, la CGEM, l’AmCham, Al Jisr, Usaid ainsi que le Conseil maroco-américain pour le commerce et l’industrie. Cette nouvelle organisation se fixe l’objectif de soutenir l’innovation à travers le financement de projets. Elle vise également la sensibilisation du secteur privé à sa responsabilité sociale dans l’emploi des jeunes. Le Maroc a été choisi par l’IYF pour expérimenter cette initiative d’alliance ainsi que cinq autres pays-pilotes à travers le monde.Ichrak MOUBSIT

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