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    Affaires

    Bonne gouvernance: Actionnaires, imposez-vous!

    Par L'Economiste | Edition N°:2168 Le 09/12/2005 | Partager

    . Le Maroc dans la situation de la France d’avant 1995. Gros décalages entre loi et pratiqueAbsence de culture actionnariale, faible implication des actionnaires dans la vie de l’entreprise, décalage entre lois et pratiques, faible agenda des conseils d’administration… «Le Maroc est dans une situation un peu pareille à celle de la France d’avant 1995», constate Pierre-Henri Leroy, président de Proxinvest, société française de conseil et d’analyse financière qui conseille les investisseurs en matière de valeur actionnariale et dans la gestion de leurs votes. C’était lors d’une conférence, mercredi 7 décembre à Casablanca, organisée par la Commission éthique et bonne gouvernance, avec l’appui du CIPE (Center for international private enterprise) et de la Fondation CGEM pour l’entreprise. Cette rencontre fait partie de tout un programme de sensibilisation et de diffusion des bonnes pratiques de gouvernement d’entreprise. L’enquête de la CGEM sur la gouvernance a d’ailleurs abouti au même constat, rappelle Rachid Belkahia, président de la Commission éthique et bonne gouvernance de la CGEM. (www.leconomiste.com). Le Maroc dispose d’un bon dispositif réglementaire (loi sur la concurrence, sur le marché des capitaux, loi bancaire, codes de commerce et de travail). «De petits ajustements restent à faire certes, mais c’est au niveau des pratiques que le bât blesse», estime Belkahia. Selon lui, la gouvernance d’entreprise a changé dans le monde et le Maroc devrait s’aligner sur les standards internationaux s’il veut attirer les investisseurs. Présentant l’expérience française, Leroy assure que l’Hexagone a réalisé beaucoup de progrès dans ce domaine, depuis 1995. La démocratie actionnariale était «médiocre»: accès inéquitable à l’assemblée générale, limitation du droit de vote, organes de contrôle souvent déficients et pratiques critiquables de certains dirigeants. Attribution de privilèges et communication trompeuse étaient également courantes. Sans parler des transactions inéquitables en faveur d’un particulier aux dépens des actionnaires. «Un problème fréquent au Maroc, surtout dans les entreprises familiales», selon Leroy. «Il est très difficile pour ces entreprises de se détacher de ce statut, lorsqu’elles entrent en bourse», ajoute-t-il. Solution? Les actionnaires doivent s’impliquer davantage et participer aux assemblées générales. Ils ont le droit d’exprimer leurs inquiétudes. En France, de plus en plus d’actionnaires portent carrément plainte même si le contentieux coûte cher et rapporte peu. En attendant, sensibilisation croissante des dirigeants, développement de l’investissement socialement responsable et moralisation de l’environnement s’imposent.Mohamed AKISRA

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