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    Courrier des Lecteurs

    Masse monétaire en novembre 1994

    Par L'Economiste | Edition N°:164 Le 26/01/1995 | Partager

    Quel que soit leur terme, les crédits à l'économie se maintiennent en hausse au même titre que les réserves de change et les créances sur le Trésor.

    Avec 170,6 milliards de DH en novembre 1994, la masse monétaire aura progressé de 10% par rapport à la même période de 1993, selon les chiffres provisoires de Bank Al-Maghrib.

    Cette progression résulte de la triple hausse des avoirs extérieurs, des créances nettes sur le Trésor et des crédits à l'économie.

    Les avoirs extérieurs net se sont chiffrés à 40,4 milliards de DH, soit 9,7% de plus qu'en novembre 1993. L'accroissement des avoirs en devises (+ 13,8% à 37,4 milliards) et des engagements extérieurs des banques de dépôts (+ 68% à 6,8 milliards) explique l'amélioration de ces avoirs.

    Pour ce qui est des créances nettes sur le Trésor, les chiffres de novembre mettent en exergue une hausse de 11,1% à 66,7 milliards de DH. Celle-ci est le fait des créances propres à la Banque Centrale et du portefeuille d'effets publics du système bancaire. Les créances de Bank Al-Maghrib ont ainsi marqué un accroissement de 33%, passant de 8,8 milliards en 1993 à 11,8 milliards l'année dernière sous l'impulsion exclusive des avances à l'Etat (+ 33% à 11,7 milliards). Pour sa part, le portefeuille d'effets publics a grossi de 9,4% à près de 49 milliards.

    A l'inverse, les créances des entreprises et des particuliers, autrement dit les contreparties des dépôts auprès des Chèques postaux et du Trésor, sont en baisse (- 5,9% à 6,6 milliards) pour le deuxième mois consécutif. Jusqu'à septembre, elles figuraient encore parmi les postes qui ont poussé à la hausse l'endettement du Trésor.

    Les crédits à l'économie (non comprises les créances nées sur l'étranger incluses dans les avoirs extérieurs) se sont établis à 76,2 milliards, soit 9,3% de plus qu'en 1993. A comparer avec les dépôts à vue et à terme qui ont enregistré une croissance respective de 11,6 et 9% à 84,6 et 45,7 milliards de DH.

    En onze mois, les concours à l'économie auront connu leur plus forte progression en septembre (+ 9,9%) suivi d'avril et d'octobre (+ 9,5%) puis d'août (+ 9,4%). Le taux le plus faible ayant été relevé en mai (6,2%). Les crédits alloués par la Banque Centrale sont toujours en baisse (-11,4% à 7,9% milliards) en raison de la régression des mobilisations des banques sur effets Maroc. Celle-ci sont tombées à 3 millions de DH alors qu'elles atteignaient 929 millions en novembre 1993. En octobre dernier, elles s'élevaient encore à 36 millions.

    Les crédits financés par les banques commerciales se sont inscrits en hausse de 12,3% à environ 68,4 milliards. Les crédits à court terme ont ainsi progressé de 11,2% à près de 50,7 milliards et les crédits à moyen terme de 14,4% à 13,4 milliards. Totalisant 4,3 milliards, les crédits à long terme ont été multipliés par 19,1% grâce aux crédits habitant essentiellement. Les crédits à l'exportation (créances nées sur l'étranger et crédits de préfinancement), enfin, ont régressé de 4,9% à 4,3 milliards. Cet écart provient toujours des crédits de préfinancement à l'exportation puisque les créances nées sur l'étranger nourries par les banques de dépôts ont augmenté, passant de 2,5 milliards en 1993 à 2,9 milliards cette année.

    Il est à rappeler qu'en 1993, les crédits à l'économie distribués par l'ensemble du système bancaire et financier se sont élevés à 110,2 milliards de DH, en hausse de 6,4% par rapport à 1992. Ces crédits avaient été financés pour 60% par les banques commerciales, dont les concours avaient atteint 65,8 milliards de DH, soit 4 milliards de plus qu'en 1992. Les établissements financiers spécialisés, eux, avaient mis à la disposition de l'économie 35,5 milliards de DH, en progression de 4,3% sur 1992.

    Hakima EL MARIKY

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