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Société

Marrakech-Tensift-El Haouz
De nombreux déficits à combler

Par L'Economiste | Edition N°:3130 Le 16/10/2009 | Partager

. La gouvernance locale, clef du problème. Instaurer un climat d’affairesLES Conseils régionaux ont pour mission l’élaboration de plans de développement économique et social pour leurs régions respectives. Encore plus dans le cadre de la régionalisation avancée souhaitée par le Souverain. Pour Hamid Narjisse, président du Conseil de la région de Marrakech-Tensift-El Haouz, ce projet est étroitement lié à l’élite politique locale avec des conditions objectives pour le réussir. «La régionalisation n’est pas simplement le transfert de prérogatives et de ressources humaines, mais aussi, et surtout, de pouvoirs. Et si ces prérogatives et ces pouvoirs sont transférés à des gens qui en font mauvais usage, c’est voué à l’échec». En effet, les dispositions de la charte communale concernant la régionalisation donnent des prérogatives qui sont loin d’être entièrement utilisées. Il faut donc mettre en application l’existant d’abord et qui exige une réelle volonté de déconcentration.«La régionalisation sera réelle lorsqu’un responsable d’un département régional devient responsable auprès des élus locaux et non pas seulement auprès de son ministre». La gestion, de son côté, doit répondre aux règles de bonne gouvernance qui, pour le président du Conseil de la région, sera le signal à donner pour l’instauration d’un climat d’affaires «où les rapports avec les services de l’Etat seront transparents et où les règles de la compétition s’imposent à tout le monde». En contrepartie, les entreprises devraient jouer le jeu de la transparence et de l’égalité de tous «devant l’Etat de droit», ajoute Narjisse. Selon les observateurs, la région de Marrakech-Tensift-El Haouz devra être l’expérience pilote pour le PAM. C’est ici que le nouveau parti a remporté le plus de sièges et c’est ici qu’il montrera sa capacité à gérer les affaires locales et donc de bonne gouvernance. Narjisse ne le nie pas. Il estime, d’ailleurs, que le pari sera de réussir à mobiliser les autres acteurs politiques de la région pour la cause de son développement, peu importe leurs affiliations politiques. «Nous sommes à la recherche d’une forte contribution de tout le monde. Et nous y arriverons». Il cite, pour exemple, le consensus pour le vote du règlement intérieur du Conseil de la région et le projet de budget. Idem pour le Conseil de la ville. «Les décisions, dit-il, sont prises à l’unanimité. Nous ne pouvons nous permettre d’être victimes de notre majorité». Il estime aussi que son parti a apporté du sang neuf à la région. «Et on peut se targuer, aujourd’hui, en tant que formation politique, d’une certaine cohérence entre le discours et l’action», ajoute Narjisse qui porte cette fois-ci la casquette de coordinateur du PAM dans la région de Marrakech-Tensift-El Haouz. Rappelons qu’à Marrakech le PAM a porté une femme au poste de maire. «Un changement qui va créer une nouvelle dynamique qui ne manquera pas d’impacter positivement la région», conclut Narjisse.De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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