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Société

Livre: Messier analyse la crise mondiale

Par L'Economiste | Edition N°:3130 Le 16/10/2009 | Partager

. On attendait une analyse des propres avatars de Messier dans la fabrication de bulle spéculative…. … Contre toute évidence, l’auteur n’en souffle pas mot. Un texte vif, facile à lire, qui résume bien la crise Bon, je l’admets, il y a bien 6 mois qu’il aurait fallu lire le dernier livre de Jean-Marie Messier, puisqu’il est sorti en janvier dernier. Mais voilà ce que c’est que les préjugés: je me suis dit qu’il avait une sacrée audace à venir donner des leçons sur la crise, lui qui est à l’origine d’une crise spéculative. Donc, j’ai passé mon chemin et depuis, ma main m’a toujours choisi d’autres bouquins. Et puis la lumière fut: «Mais voyons, suis-je bête! les crises spéculatives, il doit savoir ce que c’est puisqu’il a réussi à en fabriquer une à lui tout seul, sur Vivendi. Et voilà le livre embarqué. Il fallait s’y attendre, dans ce livre, Messier traite plus souvent qu’il ne le faudrait, la défense de son action et de ses avatars à la tête de Vivendi Universal, VU. Pour les voyeurs qui n’auraient pas lu son «Vrai journal» (Balland 2006), l’ex-patron de VU reconnaît trois erreurs «principales»: trop de communication, trop en avance sur son temps et la croyance qu’il avait du temps devant lui quand la crise de son entreprise est arrivée. A partir de notre petit bout de la lorgnette, on notera que Messier se félicite de ce que, dans le redressement de VU, personne n’a fait la bêtise de vendre Maroc Telecom. La fibre marocaine vibre. Puis, on se dit que peut-être cela eut-il mieux valu vendre: cela aurait évité à Maroc Telecom cette obligation de faire remonter des montagnes de bénéfices, lesquelles auraient été employées à de nouvelles modernisations au Maroc. Qui sait? Mais c’est une autre histoire. Revenons à la crise selon Messier.Donc les explications de son échec sont un peu courtes, mais peut-être qu’à partir de ses trois erreurs, il va construire un raisonnement permettant de mieux comprendre la crise mondiale? Pas du tout. Pour lui, ses actions et ses réactions ne peuvent pas être prises comme une matrice de ce qui s’est passé dans la débâcle financière américaine et ses conséquences sur l’économie réelle. Dans son livre, on dirait qu’il n’envisage même pas l’idée.

Correspondances occultées
Pourtant il relève parfaitement des instruments de cette crise: les prêts immobiliers garantis uniquement sur le bien (pas sur les vraies capacités de remboursement de l’emprunteur), les couvertures d’assurances reposant sur d’autres couvertures d’assurance et les rivalités personnelles (voire religieuses) ayant abouti au lâchage de la banque d’affaires américaine Lehman Brothers et surtout de son arrogant patron, Richard Fuld, à la mi-septembre de l’année dernière.Et pourtant, difficile de ne pas voir des correspondances entre l’enivrement des spéculateurs et le même enivrement de puissance qui fut le sien. Difficile de ne pas voir des correspondances entre les fameux «effets de leviers» qui devaient servir à construire un empire mondial et le prêts garantis sur le bien… Non, décidément pour l’auteur, pas le moindre enseignement à ce niveau.Pourtant chacun se souvient de cette période où ne pas adhérer à fond à l’évangile de «J6M» vous faisait passer pour un franc imbécile, imperméable à la «nouvelle économie». La fuite en avant financière, de 2002 jusqu’à la chute, relève bien du même mécanisme d’intoxication collective, en bien plus grand.Néanmoins, malgré ces loupés, le livre a un intérêt : il met en avant les relations personnelles qu’entretiennent les grands décideurs. Relations d’amitié, de soutien ou de haine et de vengeance, qui influencent par la suite les décisions, lesquelles impactent les marchés. Certes il ne faut pas en faire l’alpha et l’oméga des politiques économiques, elles ne sont pas assez puissantes pour déterminer le monde, mais elles comptent un peu quand même. Dans sa globalité, si l’on est déçu par le contenu, le livre reste d’une lecture aisée. Un ouvrage qui «ne vous prendra pas la tête» et qui résume bien ce que l’on sait aujourd’hui de la fabrication de la crise aux Etats-Unis, et de ses développements dans le reste du monde.

Rencontrer «J6M»

Jean-Marie Messier donne ce vendredi 16 octobre (Royal Mansour de Casablanca, à 18h) une conférence avec promotion de son livre et signature, à l’invitation de notre confrère, le mensuel «Economie et entreprises», et ce à l’occasion de la sortie de l’annuaire des 500 plus grandes entreprises du Maroc. N. S.

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