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Société

Diversité culturelle: Un bourbier à médias

Par L'Economiste | Edition N°:3130 Le 16/10/2009 | Partager

. L’application du cahier des charges mise en cause. La chaîne amazighe, un calmant politique?Médias et diversité culturelle font-ils bon ménage? Certaines institutions veillent, en principe, soit à la promotion du melting-pot, soit au respect des règles du jeu. A l’instar du régulateur audiovisuel, l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), qui dispose d’un budget de 70 millions de DH, en fait partie. Depuis quelque temps déjà, une polémique enfle autour du non-respect des cahiers des charges dans la programmation audiovisuelle, du caractère «folklorique» des émissions …Ahmed Boukouss, recteur de l’Ircam, se veut conciliant: «C’est juste. Mais il faut se référer à la situation d’avant 2006: un journal télévisé hérité du règne Feu Hassan II et la radio…». L’audiovisuel public, représenté par la SNRT, s’est engagé dans un cahier des charges avec le ministère de la Communication et la Haute autorité de la communication audiovisuelle (Haca)… Il «n’a jamais été question de 30% comme taux de programmation». C’est ce qu’avancent pourtant des confrères amazighophones et qui «constatent un recul» sous l’ère Khalid Naciri, ministre de la Communication. Une source proche du dossier relativise. Elle évoque «le rôle du président de la SNRT, Faiçal Laâraichi» dans cette affaire de diversité culturelle. Quoi qu’il en soit, le nombre de programmes, de fiction, de JT, d’émission est mentionné dans le cahier des charges. Sur ce plan là, «il y a par contre un respect très partiel des dispositions. Il faut apprécier les efforts tout en demandant plus», commente Boukouss. Ce fameux cahier des charges a pris fin en 2008 et doit être renouvelé. La SNRT a entamé depuis quelque temps «les négociations d’un nouveau contrat-programme», d’après une source interne auprès du régulateur audiovisuel. N’est-il pas étonnant par ailleurs que l’Ircam dresse un constat relativement critique alors qu’Ilias El Omari est à la fois l’un de ses membres et conseiller au Conseil supérieur de la communication audiovisuelle. C’est lui d’ailleurs qui chapeaute la cellule diversité culturelle. Certes, il a un devoir de réserve. «D’autant plus que la loi considère qu’à part le président de la Haca nul n’a le droit d’émettre un avis en public… Aussi il est évident que le régulateur a indéniablement un pouvoir de contrôle sur le respect du cahier des charges», argue le recteur de l’Ircam. Sur un ton aigri, Ahmed Adghirni, secrétaire général du Parti amazigh démocrate marocain, considère que «l’Etat tolère uniquement l’aspect culturel et non pas politique» et précise par la même occasion que «contrairement à certaines allégations, sa formation politique n’est pas interdite»?! En février 2006, Rachid Raha, président du Congrès mondial amazigh et membre du Comité de la défense de l’amazigh à la télévision, introduit, à titre personnel, une action en justice contre l’Etat, le ministère de la Communication, la SNRT pour non-respect des dispositions du cahier des charges relatives à la diversité culturelle. Le régulateur audiovisuel (Haca) a été assigné à son tour devant le tribunal administratif de Rabat: «Car il a ignoré nos demandes d’avis», explique Raha. La procédure est toujours en cours. Il parle à ce titre de «discrimination à l’égard de l’amazigh, aussi bien à la télé qu’à la justice». Annoncé puis reporté à plusieurs reprises, le projet de la chaîne amazighe n’est-il pas instrumentalisé politiquement? «Si c’est le cas, il y a erreur politique. Car annoncer un projet si important puis le reporter dessert indiscutablement la crédibilité des institutions», rétorque le recteur de l’Ircam. C’est décidé, la chaîne sera lancée avant fin 2009. Reste à savoir quelle image on lui donnera. Espérons qu’elle ne soit pas aussi médiocre que ses aînées! Faiçal FAQUIHI

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