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Culture

Marrakech: «Seule une fondation pérennisera à jamais le Festival national des arts populaires»
Interview de Mohamed Knidiri, président du festival

Par L'Economiste | Edition N°:1518 Le 14/05/2003 | Partager

. Le Festival de Marrakech, prévu du 1er au 6 juillet prochain, revient en force après plusieurs années de débâcle . Déjà une association a été créée pour mobiliser l'ensemble des partenaires et surtout les responsabiliser . L'Economiste: Le festival dispose maintenant d'une association, pensez-vous que cela garantira sa pérennité? - Mohamed Knidiri: Créer une association du FNAP (Festival national des arts populaires) est le meilleur moyen de mobiliser tous ses partenaires. L'événement a connu plusieurs suspensions à cause justement de cette non-implication. Aujourd'hui, ce n'est plus l'AGA (association du Grand Atlas) qui organise à elle seule cet événement, mais toute la ville de Marrakech. Ainsi, s'il marche, c'est avec eux et s'il échoue, ils en sont aussi responsables. Du reste, aucun partenaire ne peut se retirer de cette organisation sans présenter de sérieuses raisons. J'espère qu'à l'issue de cette 38e édition, nous arriverons à créer une fondation pour le FNAP et même une académie pour les arts populaires. Nous disposons de potentialités qui sont aussi membres de l'association et de son bureau, auxquelles pourraient se joindre des universitaires et tous ceux qui sont amoureux de cet art traditionnel. . Plus concrètement, en créant cette association, avez-vous réussi à augmenter le budget de ce festival? - Non, pas vraiment. Il faut croire que le FNAP est un festival pauvre en argent, mais riche en culture. Et pourtant, nous organisons une édition avec 600 artistes et quelque 400.000 spectateurs, avec seulement 4 millions de DH. Et pis, la moitié du budget est en nature. Je suis toutefois convaincu que même avec ce petit budget, nous parviendrons à réussir ce festival au-delà de nos espérances. . L'on reproche au FNAP un vieillissement et d'avoir été supplanté par des festivals encore plus jeunes... - Sans rentrer dans cette polémique, je voudrais juste insister sur le fait qu'un festival ne dépend jamais d'une personne. Ces festivals, dont vous parlez, sont pour autant dire soutenus par des personnes ou personnalités influentes. Ce n'est pas le cas du FNAP. Mais je rappelle que ce FNAP a d'abord pour objectif de préserver le patrimoine culturel. Vieillot, il ne l'est pas. En revanche, nous pourrons y introduire des nouveautés et des ouvertures, mais pas tout de suite. Pour arriver à ces ouvertures, il faut d'abord étudier et arriver à recenser cet art traditionnel qui, d'après les dernières estimations, englobe au-delà de 60 danses, sans y inclure les variantes. Cet art avec du travail encadré peut évoluer. Je vous donne un simple exemple, celui de l'évolution du caftan. Encore une fois, faire évoluer les arts populaires ne vient pas du jour au lendemain et il faut de la recherche pour y arriver. La danse folklorique avec un développement peut devenir un des piliers d'une danse internationale. De même que rien n'empêche d'introduire des concepts modernes dans la musique populaire. C'est une question de dosage. Mais encore une fois, il faut y aller doucement. Un pas est déjà franchi avec cette 38e édition où nous avons fait appel à des professionnels, que ce soit dans la musicologie ou encore la mise en scène. Aux prochaines éditions de faire plus.Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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