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Marques: protégez-moi, protégez-moi!

Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

De plus en plus, les marques constituent l'essentiel du capital des entreprises. La mondialisation est aux portes. La protection tant nationale qu'internationale s'impose. Les grandes lignes du séminaire régional arabe sur les marques.


"Il n'y a pas plus sûr garant du succès commercial d'une entreprise qu'une bonne marque. Une marque solide et gérée avec soin constitue l'un des éléments les plus importants du fonds de commerce", souligne M. Aziz Bouazzaoui, directeur de l'Office Marocain de la Propriété Industrielle (OMPI) et ce, lors du séminaire régional arabe sur les marques organisé du 9 au 11 juin par le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle de Genève et le PNUD. Durant trois journées, les différents participants se sont penchés sur les notions fondamentales, les critères, la portée de la protection des marques ainsi que l'importance économique pour la commercialisation des produits et services sur les marchés nationaux et internationaux. Au programme figuraient également les normes de protection des marques selon la Convention de Paris et l'Accord des ADPIC (Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle touchant au Commerce), l'organisation d'un office des marques (l'OMPI), l'expérience de l'Egypte et de la Jordanie concernant le droit et la pratique des marques dans les pays arabes...

"Outre l"étude en détail de tous les aspects de la marque, notre objectif était également de nous ouvrir sur le monde arabe, d'exposer notre expérience, mais aussi d'établir des échanges bilatéraux avec cette région", indique M. Bouazzaoui. Ainsi, le séminaire a accueilli des participants de divers pays tels que la Tunisie, l'Egypte, la Jordanie, le Koweit, Qatar...
Au Maroc, la propriété industrielle est au début d'un grand démarrage. Notion nouvelle, elle commence lentement à intégrer les mentalités. De plus en plus, les opérateurs prennent conscience de la nécessité de protéger leurs marques. En témoignent les chiffres. Ainsi, par exemple, en 1996, les dépôts de marques à l'OMPI ont augmenté de 19% par rapport à 1995, et le nombre des radiations volontaires de marques enregistrées à l'Office s'est élevé à 99 contre 80 en 1995.

Patrimoine


Au cours du séminaire, les différents participants se sont informés sur les modalités ainsi que sur les avantages de la protection. Si celle-ci est aujourd'hui perçue comme un passage obligé, les entreprises sont également appelées à créer des départements de protection. "Ceci est d'autant plus nécessaire que les marques constituent un patrimoine pour l'entreprise. Patrimoine qu'il faut protéger et même alimenter via la création d'autres marques", indique M. Bouazzaoui. Cependant, aujourd'hui, la mondialisation implique une protection à l'échelle internationale, notamment pour les entreprises orientées vers l'export.
L'intérêt des participants s'est également porté sur la protection des marques de service. Non prévue par la loi actuellement en vigueur, la marque de service est expressément citée par le projet de loi sur la propriété industrielle, qui vient de passer le cap du Conseil du Gouvernement. Elle se distingue des marques de fabrique et de commerce par le fait qu'elle sert à distinguer, non pas les produits, mais les services d'une entreprise, tels que publicité, assurance...

"L'avenir est aux entreprises qui auront saisi le sens et l'importance économique de la marque, c'est-à-dire qui pourront intégrer sa dynamique, ses facettes et sa richesse", renchérit Mme Pascale Lambert, conseil en propriété industrielle à Paris. Selon elle, les années 1980 ont marqué un tournant dans l'importance du rôle économique joué par les marques et "les marques apparaissent désormais comme le capital premier des entreprises". Celui-ci leur permet de conquérir tant les marchés nationaux qu'internationaux.
Aujourd'hui, la tendance des grands groupes est de se constituer un portefeuille de marques de renommée mondiale capables d'acquérir rapidement des positions dominantes sur le plan international. Mme Lambert cite à titre d'exemple l'acquisition récente de Procter & Gamble, qui a racheté la marque Tampax pour 10 millions de Francs et qui conforte ainsi sa position de leader sur le marché des produits de l'hygiène féminine (Procter & Gamble détenait déjà la marque Always).

Meriem OUDGHIRI & Rafik IKRAM

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