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    Economie

    Maroc/Chine: Un accord de libre-échange?

    Par L'Economiste | Edition N°:1985 Le 24/03/2005 | Partager

    . Faire jouer les synergies avec les traités entre les USA et les pays arabesUne partie des industriels casablancais parle d’invasion à propos d’articles chinois vendus au Maroc. Pourtant, les chiffres officiels ne corroborent pas cet alarmisme. Un: La Chine, seulement dixième fournisseur du Maroc, ne représente que 3% des importations marocaines. Deux: Le commerce sino-marocain se développe dans les deux sens, insiste l’ambassadeur de Chine au Maroc, qui s’étonne du tapage médiatique sur la “prétendue invasion” des produits chinois. Si les exportations chinoises vers le Maroc ont augmenté de 24% en 2003 par rapport à 2002, celles du Maroc vers la Chine ont crû de 117% durant la même période, fait remarquer Cheng Tao. Côté chinois, on prend au sérieux le déséquilibre commercial bilatéral avec le Maroc. Pékin a décidé de soutenir financièrement les importations des phosphates et métaux de cobalt provenant du Maroc.Par ailleurs, la Chine a accordé, depuis 2002, au Maroc, le statut de destination touristique au même moment que l’Egypte et l’Afrique du Sud (les TO peuvent y envoyer des touristes). “Si chaque année, un millième de 1,3 milliard de Chinois pouvait visiter le Maroc, je vous laisse apprécier les retombées”, observe le chef de la mission diplomatique chinoise au Maroc. Côté marocain, on n’a pas encore répondu à l’offre du gouvernement chinois alors que la Chine a envoyé 20 millions de touristes à l’étranger en 2003. Les sept autres pays africains auxquels ce statut a été élargi une année après ont eux saisi l’opportunité et commencent déjà à recevoir des touristes chinois.L’objectif de la Chine est de négocier un accord bilatéral de libre-échange avec le Maroc parce que le Royaume a déjà beaucoup de traités avec plusieurs pays. Les accords signés avec les Etats-Unis, la Turquie, l’Union européenne feraient du Maroc un hub d’affaires régional pour les groupes chinois, explique l’ambassadeur.


    Les effets de la fin de l’Accord multifibre

    La Chine est aujourd’hui la puissance absolue du textile mondial et la fin de l’Accord multifibre plonge les opérateurs marocains dans l’incertitude, notamment sur le marché européen. Attaqué de toutes parts, le géant asiatique a tenté de rassurer les pays touchés par le démantèlement de cet accord, y compris par une autolimitation des exportations. Dans les pays pauvres, le gouvernement chinois encourage ses opérateurs à sortir du pays. 110 projets de production textile ou d’habillement ont été installés en dehors de la Chine, dont 81 ces deux dernières années. Pékin accordera des crédits à taux préférentiel et des facilités administratives aux promoteurs qui souhaiteraient conclure des partenariats et investir dans le textile et l’habillement dans les pays en développement. Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2005, la Chine exonère de droits de douane une partie de produits textiles venant de 27 pays africains dont le Maroc afin de les aider à élargir les exportations vers la Chine. A. S.

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