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    Economie

    Echanges Maroc/Chine: Un déséquilibre béant

    Par L'Economiste | Edition N°:1985 Le 24/03/2005 | Partager

    . Le Maroc écoule ses engrais, bon an, mal an. Pas d’efforts pour les touristes chinoisLa Chine ne nous concurrence pas uniquement sur les marchés extérieurs. Elle est également en train de s’imposer en tant que partenaire commercial. Le Maroc saura-t-il saisir des opportunités?Même si 2/3 de nos échanges se font avec l’Europe, le poids du dollar dans les échanges est amené à augmenter dans les années à venir. Tôt ou tard, la politique de change devra intégrer cette mutation en renforçant la part du billet vert par rapport à l’euro dans le panier dirham pour coller à la réalité des échanges... Au risque de déplaire aux exportateurs vers le marché européen. Mais une telle mesure est de nature aussi à accélérer les mutations sectorielles qui tardent à venir. Et le textile figure en première ligne.En attendant une prise de position officielle tranchée, les exportateurs chinois, eux, avancent leurs pions. Pour preuve, les échanges commerciaux avec le Maroc sont largement dominés par les importations. En 2004, ils représentaient près de 3% du total des transactions commerciales avec l’extérieur, selon les dernières données de l’Office des changes.En outre, le déséquilibre de ces échanges est en augmentation constante. Le déficit commercial avec l’empire du Milieu est ainsi passé de 4 milliards à plus de 6 milliards de DH entre 2003 et 2004, soit une hausse de 53%. A signaler aussi la dégradation continue du taux de couverture qui tombe à 6,7% contre 16,5% en 1999 et 13,5% en 2003. Nous consommons de plus en plus chinois. Pour preuve, en l’espace d’une année, les importations marocaines ont gagné près de 42% à 6,6 milliards de DH. La tendance ne cesse de se confirmer depuis 6 ans, avec une croissance moyenne de 22% entre 1999 et 2004. La Chine est le 8e fournisseur du Maroc puisqu’elle contribue pour plus de 4% du total de ses importations. Les achats portent pour l’essentiel sur les appareils récepteurs radio et télévision (704 millions de DH en 2004), le thé (632 millions de DH) et les machines & appareils divers (608 millions de DH).Sur la même période (1999/2004), les exportations vers la Chine sont en baisse. En 2004, elles ne dépassent guère les 440 millions de DH (0,5% des exportations totales). Le Maroc arrive encore à écouler des engrais (196 millions de DH en 2004 contre 312 millions en 2003). Les ventes de déchets et débris de cuivre ne dépassent guère les 83 millions de DH (contre 57,5 millions en 2003) et le minerai de plomb, 28 millions de DH (contre 20,4 millions).Concernant les flux financiers, les recettes voyage demeurent insignifiantes (1 million de DH en 2004). Le Maroc ne réussit pas encore à attirer les touristes chinois. Il ne fait pas mieux en matière d’investissements directs (ID). Pourtant, le géant asiatique a déboursé à fin 2003, 2,5 milliards de dollars en ID à l’étranger. M. K.

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