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    Economie

    Tuberculose: 26.149 nouveaux cas déclarés en 2004

    Par L'Economiste | Edition N°:1985 Le 24/03/2005 | Partager

    . Malgré les efforts de prévention, l’épidémie gagne toujours du terrain. L’accent est mis sur le diagnostic précoce. Célébration aujourd’hui de la journée mondiale Le Maroc célèbre aujourd’hui 24 mars la journée mondiale de la tuberculose. Et peut-être le Royaume a-t-il des raisons supplémentaires de s’y attaquer car cette épidémie continue à sévir. En 2004, ce ne sont pas moins de 26.149 nouveaux cas, toutes catégories confondues, qui ont été enregistrés contre 26.780 une année auparavant (quelques 600 cas en moins, ce qui est insuffisant). Le nombre de malades atteints de tuberculose pulmonaire contagieuse s’élève à 12.223 nouveaux cas contre 12.840 en 2003. «L’incidence des formes contagieuses représentent à peu près 50% des cas déclarés en 2004. Les formes contagieuses pulmonaires représentent 40,5 pour 100.000 habitants», souligne le Pr. Zoubida Bouayad, présidente de l’association SOS tuberculose et maladies respiratoires.Malgré ces avancées, cette maladie restera un problème majeur de santé au Maroc. Outre le maintien de la lutte antituberculeuse, il est nécessaire de mettre en place une mobilisation sociale réelle pour aboutir à une réduction rapide de cette épidémie, est-il souligné. «Actuellement les chiffres sont en faveur d’une diminution lente mais certaine», note le Pr. Bouayad. Et d’ajouter que «la tuberculose est toujours liée à la pauvreté, alors que nous ne pouvons pas agir sur cet indicateur. J’espère que la prise en charge totale de la maladie avec l’avènement de l’assurance maladie obligatoire et de la Ramed, poussera les malades à se présenter tôt chez le médecin», précise la spécialiste. Rappelons que côté prévention, la vaccination est gratuite et généralisée au Maroc. Plus de 95% des enfants sont vaccinés par le BCG qui protège contre les formes graves de la tuberculose. Par ailleurs, le dépistage précoce de la maladie permet de réduire les dégâts. Chose qui n’est pas très appliquée. «Les malades nous viennent dans un état très avancé, souvent après avoir contaminé leur entourage», explique le Pr. Bouayad. Au niveau du Maroc, le Programme national de lutte antituberculeuse (PNLA) célèbre cette journée sous le thème «Valoriser le bacilloscopiste: dépister la tuberculose». Objectif: souligner l’importance de la microscopie dans cette lutte et par conséquent le rôle primordial que joue le bacilloscopiste dans le dépistage et le suivi des cas de tuberculose contagieuse. «Le maintien des taux de détection et de guérison des cas de tuberculose pulmonaire à microscopie positive respectivement à plus de 80 et à environ 90%, depuis 1991, est à l’origine de la diminution de l’incidence de la tuberculose», souligne le ministère de la Santé. Au Maroc, depuis plusieurs années, la lutte fait partie d’un programme national baptisé «Approche pratique de la santé respiratoire» (APSR). Il a permis la généralisation de la prise en charge de la tuberculose, la gratuité des soins aux seins des structures publiques et également la mise en place d’une stratégie pour le dépistage précoce de la maladie. Les médicaments utilisés dans le cadre de ce programme sont très chers, mais efficaces. «Avec les génériques, le coût diminue de plus en plus», affirme le Pr. Bouayad. A noter que cette stratégie nationale a été mise en place en concertation avec l’OMS en 1991.Au niveau international, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi cette année de faire ressortir les efforts du personnel en front-line. Le thème se décline ainsi sous «Le personnel de santé de première ligne: les héros de la lutte contre la tuberculose». Une façon de mettre en valeur les efforts des dispensateurs de soins de première ligne, qui jouent un rôle capital dans ce combat. Pour beaucoup, il s’agit d’une première car pour les années précédentes, les thèmes retenus s’adressaient le plus souvent, aux malades ou bien aux décideurs.


    Transmission

    La tuberculose est une maladie infectieuse causée par un germe appelé Mycobacterium tuberculosis. Les signes ou les symptômes de la maladie peuvent être confondus avec ceux de nombreuses autres maladies. Ce sont une perte de poids, une perte d’énergie, une diminution de l’appétit, de la fièvre et une toux grasse. La tuberculose est transmise par voie aérienne, par exposition aux germes présents dans la salive et les expectorations pulmonaires (crachats) des personnes infectées. Après avoir été inhalés par le nez et la bouche, les germes atteignent la trachée et les conduits aériens (bronches) qui pénètrent dans les poumons. À partir des poumons, qui constituent le foyer initial, les germes peuvent être disséminés par la circulation sanguine vers d’autres régions de l’organisme. Dans les semaines qui suivent l’infection, le système immunitaire réagit à la présence des germes et empêche généralement leur multiplication et leur dissémination. Toutes les personnes infectées ne développeront pas la maladie. En fait, environ 90 % des personnes infectées le demeurent pendant toute leur vie sans présenter de symptômes.


    Huit millions dans le monde

    Selon l’OMS, la tuberculose tue quatre personnes dans le monde toutes les minutes et en tue un millier quotidiennement en Asie, soit davantage que n’importe quelle autre maladie, y compris le Sida. Chaque année, huit millions de personnes développent la maladie et deux millions en meurent. Mais les outils de diagnostic, les traitements et la stratégie prônée par l’OMS, ne sont plus adaptés à la réalité de la maladie aujourd’hui, souligne Médecins Sans Frontières. Le nombre de cas de tuberculose résistante au médicament est en augmentation, rendant leur traitement plus difficile. Dans le Sud-Est asiatique et le Pacifique, un million de personnes ont la tuberculose chaque année mais ne reçoivent pas de traitement médical. Ce qui alimente ainsi la propagation de la maladie infectieuse la plus meurtrière dans cette région du monde, a averti l’OMS.Nadia DREF

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