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    Economie

    Maroc-UE: Du troc au partenariat

    Par L'Economiste | Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    . Aujourd’hui, une stratégie win-win. Négociations autour de produits sensibles La coopération économique entre le Maroc et l’Union européenne est un modèle pour l’ensemble du pourtour méditerranéen. C’est la conclusion qui vient à l’esprit après l’intervention, jeudi dernier à Casablanca, de Bruno Dethomas, ambassadeur de l’Union européenne à Rabat, devant le Forum des adhérents de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM).Dethomas, dont les sorties et interventions dans les cercles d’affaires sont assez fréquentes, a rappelé qu’avec l’Accord d’association, le marché intérieur européen est ouvert aux produits marocains qui bénéficient de conditions tarifaires assez avantageuses, notamment une baisse annuelle de 10% des droits de douane. C’est ce qui fait sortir désormais les relations économiques entre les deux parties d’une logique d’aide tous azimuts pour les placer dans celle d’un partenariat mutuellement bénéfique. «Avant, c’était presque des opérations de troc, du blé contre des tomates et des pommes de terre», dira l’ambassadeur. Aujourd’hui, on s’achemine vers la recherche de débouchés pour les produits marocains et aussi pour des produits européens. Mieux encore: des négociations sont en cours pour la libéralisation d’une liste de produits particulièrement sensibles que Dethomas ne veut pas dévoiler pour le moment. L’ambassadeur a également rappelé les «gestes» européens envers le Maroc. La pêche a été citée en exemple révélateur de la solidité des relations économiques entre les deux parties. Dethomas l’a qualifiée de «grand secteur de la coopération maroco-européenne», rappelant que l’Europe a déboursé 140 millions d’euros (1,54 milliard de DH) pour la modernisation de la flotte marocaine. Tout aussi important, l’accès du Maroc au marché intérieur européen est le signe précurseur qu’une nouvelle approche du partenariat entre les deux entités est en train de prendre forme. Bruno Dethomas n’a pas manqué, non plus, de rappeler que l’Union européenne appuie toutes les réformes économiques et sociales engagées sur le plan macro économique par le gouvernement marocain. Il cite en exemple, la généralisation de la couverture médicale, la modernisation de l’administration, des transports, l’éradication des bidonvilles…Le Maroc a reçu, en 2005, 217 millions d’euros (près de 2,38 milliards de DH). L’aide européenne a concerné notamment l’appui aux entreprises (mise à niveau) et la formation professionnelle. Programme de formation professionnelle auquel la Commission européenne a consacré 88 millions d’euros (968 millions de DH) dans le cadre du programme Meda. Il vise à améliorer la qualité de la production et de la gestion des compétences et à promouvoir une meilleure adéquation des systèmes de formation particulièrement dans le textile, les nouvelles technologies de l’information et le tourisme. Il s’agit là d’une réorientation de l’offre formation vers des secteurs à haute valeur ajoutée.Dethomas cite également le programme d’appui aux institutions marocaines de garantie visant à développer leurs capacités techniques et financières. Deux organismes en ont bénéficié, rappelle l’ambassadeur. Il s’agit de Caisse centrale de garantie (CCG) et de Dar Addamane.J.E. HERRADI

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