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Maroc-Guinée: Les chantiers du groupe Tazi ont pesé sur les élections

Par L'Economiste | Edition N°:528 Le 14/06/1999 | Partager

· Le Président guinéen avait promis des infrastructures, c'est l'entreprise qui les a faites
· Le groupe Tazi est bien implanté dans les grands chantiers en Guinée
· Financement et paiement: Les contraintes de l'investissement en Afrique


Non, il n'a pas raté son avion à Conakry. Si M. Youssef Tazi, qui faisait partie de la délégation d'hommes d'affaires accompagnant M. Abderrahman Youssouffi, a préféré rester deux jours de plus dans la capitale guinéenne, c'est qu'il tenait à rentabiliser la visite du Premier ministre en Afrique. Et il faut dire qu'au lendemain de la visite officielle, les contacts avec les autorités guinéennes, devenus plus réceptives, furent fructueux. "Nous négocions avec l'Etat guinéen un projet d'exploitation de terres agricoles. C'est sur la bonne voie", souligne M. Tazi.
En fait, le groupe Tazi n'en est pas à sa première expérience dans la région. Il est devenu aujourd'hui un des opérateurs économiques marocains les plus actifs en Guinée. Le groupe est présent dans l'exploitation des carrières, dans la construction des conduites en béton et bientôt en PVC. "Le carnet de commandes est bien rempli jusqu'à l'an 2000, tout particulièrement dans le domaine de la construction des routes en terre". Le premier projet, d'un montant de 30 millions de Dollars, remonte à 1994. A travers sa filiale la société Smirri, la famille Tazi avait alors été retenue pour la construction d'un barrage et l'alimentation en eau potable de sept villes guinéennes. Le projet, achevé en 1998, a été inauguré en grande pompe par le Président guinéen M. Lansana Conte. A la veille des élections présidentielles qui se sont tenues au mois de décembre dernier, le chef d'Etat, qui avait promis l'eau potable pour de nombreux Guinéens, trouvait là un argument rêvé pour conforter sa position. (Il a d'ailleurs été réélu Président pour un mandat de cinq ans).
Dans les BTP toujours, le groupe vient d'achever la construction d'une route en terre de 110 km. L'opération a été réalisée en 5 mois pour un montant de 3 millions de Dollars. Un autre projet a concerné la réfection d'une piste d'aéroport dans la région. Après la Guinée, le groupe s'intéresse au Gabon "un autre pays porteur". L'installation d'une unité de concassage à Libreville est d'ailleurs envisagée. Contrairement à d'autres opérateurs marocains (voir aussi encadré), la contrainte du financement ne s'est pas véritablement posée pour le groupe Tazi qui a pu bénéficier, pour ses premières opérations, de l'apport fonds arabes.


les contraintes de l'investissement en Afrique


A l'issue de leur rencontre avec les responsables de la SFI à Abidjan, les opérateurs ne cachaient qu'à moitié leur surprise: les conditions d'éligibilité aux fonds octroyés par cette institution financière seraient plus souples qu'on ne le croyait. "Les garanties de l'Etat et personnelles ne seraient pas du tout exigées et ce contrairement aux conditions instaurées au Maroc", nous a expliqué un entrepreneur marocain. Problèmes d'interprétation ou désintérêt de la part des autorités financières marocaines ?
En tout cas, les membres de la délégation marocaine ont promis de tirer les choses au clair "Le financement constitue à côté des modalités de paiement une des principales entraves à l'investissement en Afrique", précise M. Mohamed El Ouahabi, directeur commercial-adjoint de Maghreb Tubes. La délégation marocaine a notamment demandé que les entreprises puissent "directement négocier" les possibilités de financement auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD). "La BAD peut ne prendre en charge qu'une partie du financement. Mais c'est toujours intéressant dans la mesure où cela crédibilise le projet par la suite et rend plus facile la recherche du complément de fonds", souligne M. Hassan El Khettar, député USFP et président de la délégation d'homme d'affaires qui a accompagné M. Abderrahman Youssouffi.

Mohamed BENABID

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