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Maroc-Espagne
L’effet des accords de libre-échange

Par L'Economiste | Edition N°:1940 Le 18/01/2005 | Partager

. L’accélération de la libéralisation rend le Maroc plus attractif . Les secteurs traditionnels toujours porteurs. Habitat social, distribution, logistique… de nouvelles opportunités Deuxième partenaire économique du Maroc, après la France, l’Espagne entend consolider sa position. Une évolution positive des échanges en perspective est là pour le confirmer. «Pour nous, le Maroc est un marché prioritaire», assure Enrique Verdeguer Puig, conseiller économique et commercial de l’ambassade d’Espagne. En témoignent, souligne-t-il, les échanges maroco-espagnols en progression notable ces dernières années (60% entre 1998 et 2002). «Nos exportations vers le Maroc ont affiché une croissance plus importante que la moyenne de toutes nos exportations», indique le diplomate espagnol. Selon lui, cette performance trouve son explication dans une grande mesure dans les accords de libre-échanges qui permettent une réduction des barrières douanières. «Tous ces accords font du Maroc un marché très dynamique et attractif non seulement pour l’Espagne mais pour tous les pays de l’Union européenne», affirme le conseiller économique. Il n’empêche, fait remarquer le diplomate, que le marché marocain reste difficile d’accès pour certains produits comme les biens d’équipement, les produits industriels et les créneaux où la concurrence locale est très active comme les produits avicoles ou les biens de consommation. «Ce sont des segments où les droits douaniers sont très forts. Il en résulte une hausse de nos prix de 50 à 60% dans un marché très concurrentiel», déplore-t-il. S’agissant des exportations marocaines vers la péninsule ibérique, le diplomate estime qu’elles sont en croissance. Mais selon lui, il faut les accroître davantage pour équilibrer les échanges. Pour cela, «il faut améliorer la compétitivité des entreprises marocaines en agissant sur les coûts trop élevés comme ceux de l’énergie ou le foncier». Le voisin du Nord figure aussi en bonne position en tant qu’investisseur. «Nous avons été, en 2003, le premier investisseur international au Maroc avec 77% du marché marocain », indique Enrique Verdeguer Puig. «Le Maroc a été le 5e destinataire de l’investissement espagnol avec une part de plus de 6% du flux global», ajoute-t-il. L’intérêt exprimé par les investisseurs espagnols devrait affirmer davantage cette position. Il faut dire que le retour sur investissement des établissements espagnols y est pour beaucoup. Certes, ce sont essentiellement des opérations d’implantation de géants comme Altadis ou Fadesa par exemple qui ont jusque là impulsé les investissements espagnols. «Des projets comme ceux-là sont importants. Ils sont un moteur pour les PME espagnoles. Et justement, ce sont celles-là que nous voulons aider à venir au Maroc», indique le diplomate. Selon lui, «c’est la preuve que le marché marche».   Les secteurs traditionnels sont particulièrement prisés par les entrepreneurs espagnols. Le textile, la pêche, l’agroalimentaire et l’agriculture qui se présentent aujourd’hui dans un environnement économique différent avec les ALE, les nouvelles relations dans la pêche et opportunités dans l’agriculture (avec les terres de la Sodea) focalisent pour l’heure l’attention du monde économique espagnol. Mais des mannes existent aussi dans les secteurs dont dépend le développement du marché du pays comme l’énergie (électrification du milieu rural, énergies renouvelables…). Le bâtiment (en particulier l’habitat social), la distribution, la logistique suscitent également l’intérêt de l’investisseur espagnol. Une chose est sûre, la libéralisation de plusieurs branches de l’économie marocaine, le renforcement des infrastructures, la mise à niveau de la législation économique et commerciale, l’amélioration de l’environnement de l’investissement créent, aujourd’hui plus que jamais, un cadre propice à l’amplification de l’investissement espagnol. Mais attention! avertit le conseiller économique, le Maroc ne doit pas dormir sur ses lauriers. De nouvelles destinations commencent à être plus attractives. «Un investisseur qui cherche à s’internationaliser, pensera aussi à l’Amérique latine ou l’Europe de l’Est». Pour faire face à cette nouvelle concurrence, le Maroc doit agir sur plusieurs facteurs pour augmenter sa compétitivité. Il s’agit notamment d’améliorer la sécurité juridique et de poursuivre toutes les réformes lancées notamment celle de l’administration. Bref, résume le diplomate, «il s’agit d’être crédible pour les investisseurs étrangers».


Les cinq premiers achats

- Tissus de coton: 581,5 millions de DH- Produits chimiques : 375,2 millions DH- Tissus de fibres synthétiques et artificielles : 352,1 millions DH- Matières plastiques artificielles: 348,5 millions DH- Fils, barres, palplanches, profilés en fer et acier: 283,2 millions de DH - Réservoirs, bouteilles et fûts métalliques: 251,8 millions DH. Les cinq premières ventes - Vêtements confectionnés: 2,37 milliards DH, - Crustacés, mollusques et coquillages: 785,4 millions DH- Articles de bonneterie:746 millions DH- Fils et câbles pour électricité: 706,5 millions DHPoissons frais, salés, séchés ou fumés: 401 millions DH


Quid de la contrebande?

Contrebande. Avec la contrefaçon, ce sont les deux risques qui guettent les entreprises, notamment celles opérant dans les biens de consommation. «Cela empêche l’implantation de nouvelles structures ibériques au Maroc. Il n’est pas facile pour une entreprise de s’établir au Maroc avec de tels risques», indique Verdeguer. Selon lui, s’il y a contrebande, c’est en grande partie en raison des droits de douane élevés. Aussi, pour lui, une solution serait de réduire davantage. D’ailleurs l’impact du démantèlement se ferait déjà ressentir sur le phénomène de la contrebande dans le nord (cf. notre enquête sur Tétouan, www.leconomiste.com. «Ne nous leurrons pas, les problèmes ne vont pas disparaître du jour au lendemain», reconnaît Enrique Verdeguer Puig. Pour lui, il s’agit d’intensifier davantage les contrôles des deux côtés. Mais, toutes ces solutions seront insuffisantes si le mal n’est pas traité à la racine. Autrement dit, il s’agit de trouver «des solutions aux problèmes sociaux des gens qui s’adonnent à ce genre de business».


Assistance financière: Priorité à la PME

. L’accord de coopération porte sur 390 millions d’eurosL’assistance à la PME constitue l’un des piliers de l’aide financière du voisin du Nord au Maroc. L’accord de coopération économique et financière conclu en décembre 2003 portant sur un montant global de 390 millions d’euros, y consacre une grande partie. Cet outil, qui a pour but de promouvoir les relations économiques entre les deux pays, vise également le développement de la coopération entre les entreprises des deux pays et la réalisation de projets d’infrastructure et d’équipement de zones stratégiques.L´Espagne met ainsi à la disposition du Maroc, pour une période de deux ans, à compter de décembre 2003, un montant de 290 millions d’euros, pour le financement de projets de développement et l’acquisition de biens d’équipement et services espagnols destinés aux projets réalisés par des entreprises espagnoles au Maroc. Ce montant comprend 270 millions d’euros de crédits d’aide mixtes (70% FAD/ 30% OCDE), 20 millions d’euros de crédits d’aide pour l’acquisition de biens d’équipement et de services fournis par des entreprises espagnoles aux PME. Pour chaque opération financée dans le cadre de ces lignes de crédit, un financement des dépenses locales peut être autorisé pour un montant maximum de 15% de la valeur totale des biens et services exportés. A côté, une enveloppe de 10 millions d´euros, sous forme de don au titre du «Fondo de Estudios de Viabilidad» (FEV), permet de réaliser des projets d’intérêt commun pour les deux pays ou relevant de secteurs spécifiques. Dans le cadre des accords multilatéraux de réaménagement de dettes signés entre Rabat et Madrid, un montant de 40 millions d’euros de la dette officielle est éligible pour l’opération de conversion de dettes en investissements privés. Le mécanisme exclusivement réservé aux personnes physiques et morales espagnoles ainsi qu’aux résidents marocains en Espagne, vise les investissements en capital qui profitent à tous les secteurs de l’activité économique pour financer un nouveau projet, l’extension d’un projet existant, ainsi que des prises de participation dans les entreprises marocaines. Concernant le programme de conversion de dette extérieure en projets d’investissements publics, le volume de dette s’élève à un montant maximum de 50 millions d’euros. Cette enveloppe serait utilisée par le Fonds hispano-marocain durant une période de 5 ans, soit 10 millions d’euros par an. Les premiers 10 millions d’euros ont été destinés à la reconstruction d’Al Hoceïma. Khadija EL HASSANI

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