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    Economie

    Maroc 2030:
    Quels scénarios énergétiques possibles?

    Par L'Economiste | Edition N°:2295 Le 12/06/2006 | Partager

    . Explorer les voies du futur pour dégager les voies possibles. 5 à 6% de plus de consommation en 2020GRAND-MESSE du secteur de l’énergie vendredi dernier à Casablanca. Le Haut-commissariat au plan organisait, dans le cadre des réflexions menées pour dégager les scénario de croissance 2030 (www.leconomiste.com), un séminaire de trois jours autour du thème «la prospection énergétique du Maroc, enjeux et défis». L’Economiste reviendra dans une prochaine édition sur les détails de cette rencontre. Contribuant à hauteur de 7% dans le produit intérieur brut et générant des recettes fiscales de l’ordre de 12 milliards de DH, le secteur est exposé à des risques de pénurie en pétrole. Les grands objectifs du pays consistent à assurer la sécurité de l’approvisionnement, rechercher des coûts meilleurs, généraliser l’accès à l’énergie et améliorer l’efficacité et la rentabilité sectorielles. Mais c’est surtout la dépendance de l’étranger qu’il s’agit de diminuer. Le taux de dépendance reste aujourd’hui compris entre 96 et 97%, beaucoup trop pour maintenir un déficit viable. D’ores et déjà, les experts se penchent sur les scénarios possibles. D’autant plus que les prévisions de croissance tablent sur une augmentation de la consommation à l’horizon 2020 de l’ordre de 5 à 6%. Or, «il n’y a pas de système idéal», a expliqué Jean-Marie Chevalier, professeur à l’Université Paris IX Dauphine. Pour lui, il existerait trois «armes» essentielles. La première consiste à rechercher l’efficacité énergétique. La deuxième à diversifier les énergies et «ne surtout pas mettre tous les œufs dans un même panier». Et troisième arme «anticiper sur l’avenir». Ce que tente de faire le Maroc. Ahmed Lahlimi, Haut-commissaire au plan, a d’ailleurs rappelé que «le Maroc a déjà mis en place une stratégie mise d’abord sur les effets d’une politique de réforme institutionnelle du secteur et de libéralisation du marché énergétique». Pour le Haut-commissaire, le Maroc dispose d’un potentiel de production non négligeable, notamment «par un gisement important en énergies renouvelables». «La sécurité énergétique s’imposera, de plus en plus, comme une exigence aux niveaux régionaux et mondiaux». Et le Maroc n’y échappera pas. Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération de l’énergie, partage le même avis. «La Fédération de l’énergie adhère à la préoccupation première des pouvoirs publics de maintenir la sécurité d’approvisionnement au premier plan de ses objectifs», explique-t-il. Le Maroc n’a de toute façon pas le choix. Et l’ensemble des puissances mondiales ont le même objectif. L’ambassadeur de France au Maroc, François Sheer, n’a pas manqué de préciser qu’«en entreprenant de définir son devenir énergétique, le Maroc travaille non seulement pour les Marocains mais pour des centaines de millions de personnes dans le monde».A. D.

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