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    L'utilitaire économique double ses ventes

    Par L'Economiste | Edition N°:309 Le 18/12/1997 | Partager

    L'année 1997 confirme la reprise amorcée par le secteur automobile. C'est le véhicule utilitaire léger (VUL), notamment l'économique qui dope le marché. Les voitures importées neuves ne sont pas en reste et affichent de très bonnes performances.


    Après une période charnière et un début de reprise, l'année 1997 aura été celle de l'assise du secteur automobile. La plupart des marques sont bien installées. Après la voiture économique, c'est au tour du véhicule utilitaire léger économique d'entrer dans la danse, et les résultats de la politique industrielle confirment les pronostics. 1998 sera l'année de vérité avec la "World Car" qui sera la Siena suivie de la Palio, souligne M. Mohamed Ali Ghannam, PDG de la Somaca. En effet, ajoute-t-il, "1998 permettra de vérifier si la combinaison d'une voiture de qualité à un prix raisonnable permettra de prendre des parts importantes sur la voiture d'occasion et la gamme moyenne inférieure du build-up" et ce, sur un marché total estimé en 1998 à 50.000 unités.
    De janvier à octobre 1997, selon les statistiques de l'AIVAM, 26.440 voitures particulières montées importées et voitures montées localement ainsi que les véhicules utilitaires légers ont été mis en circulation, représentant ainsi une augmentation de 19% par rapport à la même période de l'année dernière.

    "Au vu de ses bons résultats, nous achèverons l'année avec près de 30.000 unités et enregistrer encore une bonne progression", avance M. Abdellatif Ajana, directeur général de Sopriam. Sur ces 30.000 ventes, Sopriam prévoit environ 4.500 cessions pour Citroën et Peugeot.
    Pour les dix premiers mois de l'année, la véritable révolution du marché est celle des VUL ainsi que celle des voitures montées importées qui compensent la baisse des véhicules montés localement.
    Pour les VUL, les ventes ont connu des pics, passant de 4.611 en 1996 à 9.014 en 1997 (+95%). La plus forte hausse est enregistrée au niveau des VUL montés localement avec une progression de 114%. Ce sont les VUL Citroën et Renault, lancés en septembre 1996, qui tirent les transactions vers le haut avec un total de 5.807 contre 2.338 à la même période de 1996 (+148,3%).
    De leur côté, les transactions des voitures particulières pour cette période se sont élevées à 17.426 unités contre 17.603, soit une très légère baisse de 1%, due essentiellement aux voitures montées localement. Celles-ci sont passées de 12.098 les dix premiers mois de 1996 à 7.872 la même période de 1997 (-35%). Sur le volume global, Fiat accuse une baisse de l'ordre de 33%. Baisse prononcée au premier trimestre. Celle-ci s'explique, selon les dirigeants de Fiat Auto Maroc, par l'arrivée du VUL qui a grignoté les parts acquises par la UNO en 1996, ainsi que par l'attente de la "World Car". Reste que "la Uno conserve une bonne attractivité du public qui reste très réceptif à la campagne de promotion et aux offres de financement Fiat Salaf", ajoutent les responsables de Fiat Auto Maroc. Ils rappellent au passage l'attrait suscité par les différentes actions promotionnelles qui ont permis une hausse des transactions à partir de juin 1997. Les dirigeants tablent pour 1997 sur 10.000 transactions contre 13.000 en 1996.

    Si les voitures montées localement s'essoufflent quelque peu, les voitures importées montées affichent de très bons résultats avec 9.554 unités vendues à fin octobre contre 5.505 à la même période de l'année, période marquant une nette progression de 74%.
    Avec sa politique agressive des prix et sa gamme, Toyota arrive en tête, pour les dix premiers mois de l'année, en affichant à son tableau de bord 1.406 transactions contre 215 à la même période de l'année dernière (+554%). Elle est suivie de Renault avec 1.285 cessions (+41%) et de Peugeot (+56%). Volkswagen occupe la quatrième position avec 1.005 transactions (+202%).
    Face à une concurrence de plus en plus accrue, ce segment reprend bel et bien des couleurs. Cependant, s'interrogent les professionnels, "à peine l'environnement automobile clarifié voici que le projet automobile du groupe Daewoo sort comme un diable de sa boîte". Le groupe sud-coréen, qui connaît actuellement des problèmes financiers (Voir en page 53), compte en effet construire des unités pour produire 100.000 voitures par an destinées à l'exportation et au marché local. Une fois ce projet réalisé, quels seront encore une fois les contours de l'environnement automobile. "Nous ne savons pas à quelle sauce nous serons mangés", n'hésitent pas à souligner les opérateurs.


    Huit véhicules sur 10 ont plus de 10 ans

    La Direction de la Statistique passe au peigne fin le parc automobile privé. Celui-ci ne dépasse pas 1,5 million et reste en majorité essence. Les voitures se trouvent concentrées dans l'axe Casa-Rabat.


    Près d'un ménage sur 5 détient un véhicule. Le nombre de véhicules privés en circulation n'atteint même pas 1,5 million en 1996. Le constat est tiré par la Direction de la Statistique qui effectue un «zoomage» sur le parc automobile et son évolution depuis 1970. Il s'agit d'une radioscopie des véhicules privés en circulation. Cela exclut bien entendu le parc de l'Administration. Les données datent de la fin de 1996 et ne tiennent pas compte en conséquence des ventes prévues pour 1997. Sur dix ans (1986-1996), la croissance annuelle du parc ne dépasse guère les 6%, sauf en 1994 où elle atteint 9%.
    En revanche, elle chute les deux années suivantes respectivement de 5 et 3%. En 1970, le parc n'excédait pas 306.000 véhicules. En 1996, il est de près de 1,5 million, soit 5 fois plus par rapport à 1970.
    La répartition selon le type de véhicule dénote une prédominance des voitures de tourisme. Celles-ci constituent 73% du parc contre 25% pour les véhicules utilitaires. Les motocyclettes, elles, ne représentent que 2%, soit près de 20.000.

    Concernant les voitures de tourisme, près de 40% ont été commercialisées sur le marché marocain à l'état neuf par des entreprises locales. Le reste est composé essentiellement de voitures d'occasion importées pour plus de 90% des pays européens.
    Au terme de l'année 1996, 3 voitures de tourisme sur 10 sont Françaises, une sur 5 est Allemande. Les voitures italiennes ne représentent que 3%.
    Au niveau des utilitaires, l'effectif ne dépasse pas les 350.000. La plus grosse part, près de 96%, est constituée par les camionnettes de moins de 2 tonnes, soit 184.000 véhicules.
    Le reste représente des camionnettes d'une charge utile de plus de 2 tonnes, des tracteurs agricoles ou routiers et des moissonneuses batteuses. Plus de la moitié de ces véhicules sont commercialisés à l'état neuf. Ce sont essentiellement des véhicules de marques européennes, bien que les Japonaises soient également fortement présentes.
    Autre constat de la Direction de la Statistique, le parc est composé à 46% de véhicules gas-oil et de 54% essence.

    La part des véhicules utilisant le gas-oil est en augmentation constante. Celle-ci ne représentait que 10% en 1970. L'aug-mentation des utilisateurs de ce carburant s'explique par l'écart des prix de plus en plus important entre celui-ci et l'essence. Ceci n'empêche pas les utilisateurs d'essence d'être majoritaires avec 54% des véhicules. Ils sont un peu plus de 740.000 dont 645.000 utilisant des véhicules de tourisme.
    La répartition régionale du parc laisse apparaître une forte concentration sur l'axe Casablanca-Rabat-Salé-Zemmour-Zaer. A elle seule cette région détient 54% du parc national (37% des utilitaires et 61% des voitures de tourisme).
    La ville de Casablanca arrive en tête avec 37% de l'ensemble du parc.
    Fait dramatique, plus de 80% des véhicules en circulation sont âgés de plus de 10 ans et seulement près de 5% ont moins de 5 ans. Cette situation est due essentiellement à l'importance du nombre de véhicules d'occasion importés durant les années passées. A cela s'ajoute le faible pouvoir d'achat qui ne permet pas toujours aux propriétaires de remplacer les véhicules déjà amortis.

    Fatima MOSSADEQ

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