×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

L'OMC démarre une semaine difficile à Hong Kong

Par L'Economiste | Edition N°:2171 Le 14/12/2005 | Partager

. Les altermondialistes se mobilisent . Les pays pauvres, objets de tous les soinsLes 149 pays de l’OMC ont entamé, mardi 13 décembre à Hong Kong, six jours de réunion, sans grand espoir d’avancée décisive sur la libéralisation des échanges mondiaux et sur fond de contestation, illustrée par une manifestation de plusieurs milliers de personnes dans la cité chinoise.Le rassemblement d’altermondialistes et de militants opposés à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a été marqué par quelques bousculades en fin d’après-midi avec les forces de police à proximité du lieu où s’est ouverte la 6e conférence ministérielle de l’institution.Le défilé des altermondialistes a rassemblé un peu plus de 5.000 personnes, selon les organisateurs. Les paysans sud-coréens, inquiets de l’impact de la baisse des droits de douane sur leurs ventes de riz, ont défilé comme à leur habitude en rangs serrés, poings brandis et scandant des slogans guerriers savamment répétés. Dans le bâtiment où l’OMC a entamé ses travaux, une poignée de militants altermondialistes a réussi à perturber le discours inaugural du DG de l’OMC, le Français Pascal Lamy, en scandant des slogans hostiles. «L’OMC tue les paysans!», «Non à l’OMC» ou «Non au cycle de Doha», pouvait-on lire sur leurs tracts.Pascal Lamy a lucidement reconnu que l’OMC n’était «pas la plus populaire des institutions dans le monde, loin s’en faut» et appelé pour redorer le blason de l’institution à un accord de ses pays membres sur une relance des échanges mondiaux plus équitables pour les plus pauvres. «Il faut prendre des risques. Eviter les risques, y compris politiques, ne nous mènera à rien», a-t-il plaidé face au blocage qui menace non seulement la réunion de Hong Kong, deux ans après l’échec retentissant de la précédente réunion de Cancun (Mexique), mais aussi l’ensemble du cycle de négociations de Doha lancé en 2001 au Qatar.Toutefois, aucune percée décisive sur les dossiers qui fâchent (subventions à l’agriculture dans les pays riches, ouverture des marchés industriels et de services des pays en développement) ne se dessinait mardi. L’Union européenne, surtout, ainsi que les Etats-Unis, sont accusés par les pays en développement de fausser les échanges mondiaux par le soutien important qu’ils apportent à leurs paysans.Le représentant américain au commerce, Rob Portman, a réclamé «des engagements» sur un meilleur accès au marché européen.L’UE préfère, pour sa part, se concentrer sur des mesures spécifiques d’aide aux pays les plus pauvres. Un accord dans ce domaine paraissant à tous comme un pis-aller pour sauver Hong Kong d’un échec total. Le négociateur européen, Peter Mandelson, a réclamé des Etats-Unis et du Japon qu’ils ouvrent complètement leurs marchés aux pays les moins avancés.  «Il est indispensable que nous trouvions très tôt un accord» sur ce paquet développement, a-t-il ajouté.Les grands pays émergents comme le Brésil ou l’Inde soupçonnent toutefois le Nord de vouloir, par ce biais, diviser le Sud. Le ministre indien du Commerce, Kamal Nath, a ainsi mis en garde contre toute tentative de «dissection» du monde en développement. Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    redact[email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc