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Logement social: Economie-sécurité, un couple viable?

Par L'Economiste | Edition N°:1744 Le 09/04/2004 | Partager

. Difficile à vérifier vu la prolifération de l'informel . De mauvaises économies au niveau du second oeuvre . Des intervenants songent à une production industrielle pour un meilleur rapport qualité/prix Construire à grande échelle en peu de temps et à petit coût. Les promoteurs du logement social n'ont pas le choix, vu les besoins énormes et le faible pouvoir d'achat de la population cible. Mais avec de telles contraintes, à quelle qualité de construction et à quelle sécurité peut-on prétendre? Le logement économique peut-il résister aux secousses telluriques ou à toute autre catastrophe naturelle? Dans quelle mesure les promoteurs immobiliers et autres professionnels des BTP se conforment-ils aux normes de sécurité? Des questions qui taraudent plus d'un, surtout depuis le séisme d'El Hoceïma.Pour Charafeddine Berrada, architecte et président de l'Association internationale de la construction, de l'urbanisme et de l'environnement, ce type de logement devrait «logiquement» faire l'objet de la plus grande attention de la part de tous les intervenants. Idée partagée par Zouhaïr Bennani, ingénieur génie civil, qui insiste pour sa part sur l'importance de la viabilité du couple «économie-sécurité». Plus que cela, pour lui, tout logement, avant d'être économique, doit d'abord être sécuritaire. «Il en va de la vie des gens», martèle-t-il. Mais qu'en est-il réellement sur le terrain? S'il est difficile d'avoir une réponse claire, professionnels du bâtiment et autorités reconnaissent qu'il reste beaucoup à faire. Des opérateurs estiment qu'il faut revoir l'approche adoptée à ce jour dans le logement social. «Ce type de logement se construit au Maroc comme n'importe quel logement. C'est la même structure porteuse, le même nombre de béton… indique Charafeddine Berrada. «Du coup, les moyens disponibles sont souvent engloutis dans le gros oeuvre et les économies, généralement de mauvaises, se font alors au niveau du second oeuvre», explique-t-il. D'où, selon lui, la qualité médiocre des produits utilisés et les nombreuses malfaçons dans le second oeuvre et les finitions. «Souvent, même les règles élémentaires de la construction ne sont pas respectées», indique-t-il. C'est ce qui explique, dit-il, l'apparence pauvre des habitations dites sociales et partant, celle de tout l'environnement. Sans oublier, ajoute-t-il, que pour accéder à ce genre de logement, les gens se font saigner à blanc (crédit, hypothèque…). Aussi n'ont-ils plus la possibilité d'y apporter des améliorations ou effectuer des réparations en cas de dommage.Une solution réside, selon Charafeddine Berrada, dans l'adoption d'une nouvelle méthodologie permettant une production à grande échelle, donc des produits standardisés et par conséquent un meilleur contrôle. Celle-ci passe par une plus grande mobilisation de tous les intervenants du bâtiment (ingénierie, bureaux d'étude, industrie, recherche universitaire…). En tout cas, selon lui, «nous avons toutes les compétences nécessaires, il faut juste savoir les mobiliser pour relever ce défi».


Tenir compte des normes parasismiques ne coûte pas cher

Le surcoût, argument longtemps avancé pour justifier le non-respect des normes antisismiques et d'autres normes encore, ne tient plus. La réalité a fini par imposer sa loi. Ce qui s'est passé dernièrement à El Hoceïma a servi de leçon et les gens sont aujourd'hui convaincus que la sécurité n'a pas de prix. Les dernières résistances des promoteurs qui voyaient dans l'imposition du parasismique une contrainte incompatible avec le souhait de l'Etat de construire moins cher sont tombées, affirme Houssaïn Tahouati, directeur technique de l'Habitat. «Plus personne ne cherchera aujourd'hui à en être exonéré», indique-t-il. Cela est d'autant plus vrai que le Souverain a été clair dans son discours du 25 mars. Selon Tahouati, l'impact financier du RPS 2000 est un faux problème. «Tous les calculs faits au Maroc ou ailleurs ont montré que le surcoût généré par l'introduction des normes du RPS 2000 est infime», souligne-t-il. Il serait, selon lui, de l'ordre de 20 à 30% de la structure (celle-ci représente 40 à 50% d'une construction économique et entre 25 à 30% pour une villa ou un haut standing), soit moins de 0,8% de tout le bâtiment. Ce surcoût peut être même nul, souligne Yasser Berrada, président de l'AMCI-Centre (association marocaine du conseil et de l'ingénierie) grâce à une bonne conception de la construction et au recours à des professionnels. Cela garantit, selon lui, une meilleure utilisation de la matière et évite les déperditions qui ont généralement lieu sur les chantiers informels et qui sont la véritable source de surcoût. K. E. H.

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