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Une chaîne qualité à ne pas rompre

Par L'Economiste | Edition N°:1744 Le 09/04/2004 | Partager

. La qualité finale d'un ouvrage c'est la somme des “qualités” de ses différentes phases . La qualité permet une transparence dans les relations entre les multiples intervenants Tout le monde l'aura compris, après la catastrophe d'El Hoceïma: la qualité dans le bâtiment n'est pas un luxe. Mais toute la difficulté réside dans le fait que la réalisation d'un ouvrage mobilise une multitude d'intervenants depuis la conception jusqu'à la livraison. En fait, la démarche qualité dans le bâtiment relève pour l'essentiel de trois domaines: les produits industriels et les services, les entreprises et leur mode de fonctionnement et la protection de l'environnement. “La qualité finale de l'ouvrage résulte de la conjugaison des “qualités” obtenues à toutes les phases d'un projet”, rappelle le service de Normalisation industrielle marocaine (SNIMA). En cas de défaillance, explique-t-il, la responsabilité peut se démystifier entre les parties prenantes. Dans un secteur caractérisé donc par la multiplicité des intervenants, la normalisation vient mettre un peu d'ordre. Elle permet une transparence dans les relations clients-fournisseurs, maîtres d'oeuvre-maîtres d'ouvrage et une conformité des prestations, est-il indiqué. Bref, “elle définit les droits et obligations de chacun et organise l'information dans le processus de conception, de fabrication et de construction pour améliorer la qualité et la sécurité des constructions et partant de ses occupants”. A l'exception des cimentiers et de quelques entreprises opérant dans les secteurs de l'électricité, carreaux ou menuiserie aluminium, rares sont les entreprises BTP qui s'intéressent à la certification. Ce n'est pas encore l'engouement parmi les opérateurs immobiliers. Pour l'heure, le groupe Addoha est le seul à avoir obtenu la certification à la norme ISO 9001, version 2000. Dans le système national de certification, le ciment et l'appareillage électrique ont été d'ailleurs les premiers produits BTP admis à la marque de conformité aux normes marocaines en 1995. En règle générale, la notion de qualité englobe des niveaux de performances techniques dans les domaines de la qualité acoustique (protection contre les bruits émis à l'intérieur ou à l'extérieur du bâtiment), du confort thermique, de l'équipement en plomberie, sanitaire et électricité et la durée de vie et la qualité des façades extérieures et de la toiture. Actuellement, ce sont 1.348 normes marocaines qui ont été homologuées dans le bâtiment et le génie civil. Une centaine d'autres sont au stade de l'enquête publique, affirme-t-on auprès du Snima. Ces normes visent à faciliter la tâche des divers intervenants dans le domaine du bâtiment et du génie civil, gros oeuvre et second oeuvre ainsi que les différents métiers concernés. Elles concernent principalement le ciment (liants hydrauliques, fer à béton et câbles de précontraint), les carreaux de revêtement, la menuiserie des portes et fenêtres, la plomberie, la peinture et vernis, la vitrerie et miroiterie, les produits électriques… Les bases de calcul des constructions sont également concernées. En effet, en l'absence de règlement national, les conditions de calcul varient d'un bureau d'études à l'autre. Il est donc urgent, pour des considérations de solidité et de sécurité des ouvrages, d'harmoniser les méthodes de conception et de calcul. C'est ce à quoi s'attelle un comité technique récemment constitué.


Les avantages de la certification

Pour les professionnels du bâtiment, la démarche qualité présente des avantages en termes de communication. Elle est un signe de différenciation verticale, valorisant l'image des entreprises certifiées.Entrer dans une démarche qualité permet par ailleurs à toute structure d'améliorer son organisation tout en réduisant ses coûts. Du point de vue consommateur, la certification permet de faire la différence entre les produits ou services apparemment identiques et donc de comparerl'offre.


Les entraves à la qualité dans le bâtiment

La problématique qualité dans la construction est complexe en raison de:• La multitude des intervenants dans l'acte de bâtir: maître d'ouvrage, maître d'œuvre, bureau d'études, architecte, laboratoire, organisme de contrôle, fournisseurs, entreprises… et ayant des perceptions diverses sur le concept qualité;• La grande variété et variabilité des conditions de réalisation des ouvrages, notamment les conditions d'environnement;• La qualité finale reste largement tributaire de la qualité des matières premières;• La qualité repose sur la compétence et la spécialisation des différents intervenants;• La qualification du personnel, souvent formé sur le tas et travaillant avec des méthodes anciennes;• La faible implication des professionnels dans l'élaboration des normes;• La faible exigence de la part des consommateurs en matière de qualité;• La prédominance du secteur informel;• La non-communication autour de la qualité dans ce secteur; • Inexistence d'entités qui orientent le secteur vers la qualité;• La qualité suppose une éthique, une responsabilisation des intervenants, un équilibre des droits et obligations réciproques entre donneurs d'ordre et entreprises.Source: Direction de la Normalisation et de la Promotion de la qualité, ministère du Commerce et de l'Industrie


S'assurer de la sécurité d'un logement, une tâche ardue?

La structure d'un logement, c'est-à-dire l'ossature principale porteuse, est souvent soumise à un danger susceptible de constituer une menace pour sa stabilité d'ensemble. Ce risque peut être provoqué par un ou plusieurs phénomènes ou agents extérieurs.Les risques sont classés suivant trois ordres:• Le risque du premier ordre est celui qui est créé par la maladresse de l'usager: heurts, chutes ou fausses manœuvres;• Le risque du deuxième ordre est celui dont la cause est extérieure à l'individu, mais dont les conséquences dépendent de son habilité;• Les risques du troisième ordre sont ceux qui sont entièrement indépendants dans leurs causes et leurs effets de l'habileté des usagers. Ils constituent des menaces fort importantes dans le bâtiment et notamment le risque d'effondrement de la structure du logement.Parfois, la diversité des risques, des phénomènes et des causes d'effondrement de la structure ou de l'un de ses éléments ne permet pas de maîtriser en détail la vérification de la sécurité.Néanmoins, il est possible de définir la sécurité en se référant à un risque identifié. En fait, la sécurité est assez facilement quantifiable lorsqu'il s'agit de s'assurer que les efforts transmis par la structure ne provoquent pas de rupture totale ou partielle du sol, et n'entraînent pas de déplacements inacceptables des appuis ou des dispositifs de liaison sol-structure (fondations). Par contre, son estimation est plus délicate lorsqu'il s'agit de prendre en compte l'évolution du sol dans le temps.Dans la majorité des cas, l'origine des désordres affectant la structure peut être liée soit:- à l'absence totale ou à l'inadéquation de l'étude géotechnique du sol;- à une mauvaise évaluation qualitative et quantitative des différents éléments constituant la structure principale (la qualité et la quantité des matériaux du gros œuvre, la qualité de la mise en œuvre ou les défauts d'exécution, les défauts d'étanchéité, la surexploitation);- aux agressions du milieu environnant (eau, humidité…);- au vieillissement et au manque d'entretien. Source: Enquête logement 2000, Observatoire de l'Habitat.

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