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Par L'Economiste | Edition N°:1054 Le 06/07/2001 | Partager

. L'insoumis. Juifs, Marocains et rebelles. Desclée de Brouwer, 293 pages, 230 DHLe livre de l'anthropologue Mikhaël Elbaz revient sur l'itinéraire singulier du rebelle juif marocain, Abraham Serfaty. Né en 1926 au Maroc, ce dernier est un ancien opposant politique et ingénieur des mines. Il est aujourd'hui conseiller auprès de l'Office National marocain de Recherches et d'Exploitations Pétrolières (Onarep). Serfaty a connu la prison et l'exil durant vingt-six ans jusqu'à ce que SM le Roi Mohammed VI le rétablisse dans ses droits de citoyen et d'homme libre dans son pays. Mais plus encore, la saga d'Abraham Serfaty se confond avec celle du Maroc contemporain. Patriote et communiste, il a rêvé de justice et de fraternité. Brillant ingénieur, il ne peut détourner ses yeux de la misère et de l'injustice. Il milite pour les droits des sans-droit: Palestiniens, Berbères... Il paiera de son insoumission et en gardera les séquelles des suppliciés.
. Légende et vie d'Agoun'Chich. Coédition Tarik (Maroc)/Cérès (Tunisie). Réédition. 224 pages, 30 DHL'auteur du livre, Mohamed Khaïr-Eddine, est résolument l'un des pionniers de l'écriture de la «révolte». Une rébellion qui se situe aussi bien au niveau de la forme que du fond. En brandissant la bannière de la «guérilla linguistique», il mène un véritable combat contre la langue sclérosée tout en inventant un nouveau langage, plus libre et plus poétique. Cette réaction vis-à-vis de l'écriture est le fruit d'une révolution qui s'est opérée à l'intérieur de lui-même. C'est dire que l'acte de l'écriture est une délivrance pour lui. Elle est exutoire de ses souffrances les plus profondes et des tourments qui l'habitent. Son langage n'en est que plus riche. Tête brûlée de la littérature marocaine d'expression française, Mohamed Khaïr-Eddine est, donc, le porte-parole d'une génération qui a choisi l'exil comme manifestation contre le rejet et la marginalisation. Néanmoins, ses racines sont restées plus ancrées que jamais dans son Sud natal. Le poète revendique son appartenance berbère qu'on retrouve dans ses écrits. «Légende et vie d'Agoun'chich» témoigne de cet attachement à la culture initiale. Les personnages et les lieux qui peuplent le livre sont tirés d'un monde féerique où fusent mythes et légendes»... Un de ces desperados s'appelait Lahcène Agoun'chich, ce qui veut dire en chleuh tronc d'arbre mort. Voici comment on lui attribua ce surnom. Pour venger sa soeur tuée sur la terrasse de leur maison alors qu'elle dormait enroulée dans des vêtements d'homme, Lahcène sauta sur sa mule et partit pour une destination inconnue». C'est là que commence l'aventure de ce personnage mythique qui évolue dans un sud qui ne l'est pas moins.
. Hadith al atama. Le Fennec, 142 pages. 50 DHDernièrement, la libération d'un nombre de détenus d'opinion a donné lieu à une littérature de témoignage qui a levé le voile sur un pan de l'histoire du Maroc. Les années de plomb y sont dépeintes de manière crue et sans complaisance. Ces fragments de souvenirs douloureux sont surtout contés par des hommes qui ont vécu l'emprisonnement et la torture. Néanmoins, ce mauvais traitement fut aussi le lot de beaucoup de femmes qui n'ont pas été épargnées pour autant et qui ont été aussi résistantes que les hommes. Fatna El Bouih est l'une de ces militantes qui ont souffert à cause de leurs idées. Elle a payé le prix fort pour son audace et son amour de la justice. Mais ni la torture, ni l'obscurité dans laquelle ses bourreaux l'ont jetée ne lui ont fait courber l'échine. La lumière qui n'a jamais cessé de jaillir du fond d'elle lui a inspirée les mots de son livre «hadith al atama» (Paroles de l'obscurité). Elle y raconte comment sa foi en sa cause l'a préservée contre la perte de son identité et de ses convictions. Même les tentatives des ennemis de la lumière pour effacer les traits de sa personnalité et de son sexe ont échoué. Une fois en prison, Fatna El Bouih n'avait pas le droit d'être une femme. On l'a rebaptisée «Rachid»...

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