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Culture

Escrocs mais pas trop

Par L'Economiste | Edition N°:1054 Le 06/07/2001 | Partager

.Après «Accords et désaccords», Woody Allen revient avec une comédie simple, mais pas simplisteLes escrocs en question sont la bande de Ray Winkler (Woody Allen) un ex-détenu, qui, fraîchement libéré, médite déjà sur le casse du siècle. Sa manucure de femme, Frenchy (Tracey Ullman) est aussi dans le coup. La boutique de cookies qu'elle loue leur sert d'alibi pour creuser un tunnel qui les mènerait droit dans les réserves de la banque d'à côté. En même temps que les hommes effectuent leurs travaux dans la cave, les affaires de Frenchy marchent à merveille. Ses cookies se vendent comme des petits pains et attirent la foule. Même la presse s'intéresse à son petit commerce. En suivant les directives de Ray, surnommé ironiquement «le cerveau», par ses voisins de cellule, les voleurs débouchent sur une boutique de prêt-à-porter au lieu de la banque, avec en prime une mauvaise surprise. Un invité pas vraiment désirable, un policier en l'occurrence, les a suivi dans le tunnel. Toutefois, son incursion s'avère salutaire puisqu'il leur propose de créer une franchise qui leur rapporterait beaucoup d'argent. C'est ainsi que tous les membres de la bande de paumés vont devenir des gestionnaires pas comme autre dans une entreprise pas comme les autres. Un an après, Ray et sa femme roulent sur de l'or. Ils font leur entrée dans la jet-set sans trop savoir comment s'y prendre avec les bonnes manières. Ils reçoivent du beau monde dans leur «humble demeure» par trop ringarde pour le goût de la bonne société. Mais notre couple de nouveaux riches ne s'en sort pas très bien avec son héritage d'enfants du peuple. En plus, Ray et Frenchy n'ont pas la même conception de la richesse. Pour le premier, l'argent est synonyme de détente et d'amusement. Pour sa femme, elle avait enfin l'occasion d'avoir sa revanche sur l'ignorance. C'est ainsi qu'elle se lie d'amitié avec David (Hugh Grant), un homme cultivé aux bonnes manières, qui plus est, un très bel homme. Elle l'engage pour lui inculquer les principes de l'art. Entre elle et son mari, les choses ne sont plus comme avant. Sa nouvelle vie lui fait tourner la tête. Leur existence de piètres escrocs ne lui sied plus. «Escros mais pas trop» est un prétexte pour revenir sur la conception du bonheur, sur les nouveaux parvenus, les rêves des petites gens, les mondains, les décélages entre les différentes classesè... Une comédie bon enfant sans excès.

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