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    L'industrie du tube dans l'attente d'une homolagation

    Par L'Economiste | Edition N°:636 Le 11/11/1999 | Partager



    · La crise du bâtiment s'est répercutée sur l'activité des tubistes
    · Pour redresser le secteur, il faut imposer des normes à tous les intervenants

    Comme les autres industries de construction, l'activité du tube en acier a été sensible à la crise du secteur du bâtiment. L'enlisement du programme de l'habitat social, considéré à son lancement comme locomotive du secteur, a laissé des traces.
    Les tubistes disent que la stagnation de l'industrie métallurgique n'est pas seulement conjoncturelle. L'inefficacité des méthodes de gestion est aussi montrée du doigt.
    Pour M. Ramon Fernandez, directeur général d'Industube, filiale du Groupe Alami, c'est plutôt la non-sensibilisation à la qualité qui fait que l'activité du tube n'arrive pas à décoller depuis des années.
    Des produits de substitution jugés de faible qualité ont envahi le marché. A cause de la profusion de l'offre, le secteur connaît une rude concurrence.
    L'instauration d'une culture de la qualité est plus que jamais d'actualité pour différencier le produit sur la marché. C'est un pari incontournable. D'autant plus que la métallurgie ne renferme pas des potentialités de croissance rapide comme les nouvelles technologies par exemple. "L'industrie de l'acier est un métier ingrat où les qualités ne sont pas tangibles", souligne M. Gmira, directeur commercial d'Industube. Selon ce dernier, pour fidéliser le client, il faut miser sur la robustesse du produit, sa galvanisation et son épaisseur.
    Mais le grand défi du secteur du bâtiment reste de faire adhérer tous ses acteurs à cet objectif. "Le bâtiment est un secteur mûr, il faut que toutes les industries qui l'alimentent le soient aussi, c'est une obligation.
    Nous ne devons pas attendre que tous les intervenants soient prêts. Il faut imposer des normes de qualité et obliger ces derniers à s'y conformer", assure M. Fernandez.
    Comme la plupart des matériaux de construction, l'industrie du tube est destinée à alimenter la demande locale. Actuellement, six sociétés fabriquent ce produit. Leur production est estimée à 50.000 tonnes par an. Les industriels peuvent faire mieux, car les usines fonctionnent à 50% de leur capacité.
    Les échanges commerciaux sont faibles, les exportations minimes. Quelque 5.000 tonnes vont à l'étranger chaque année et près de la même quantité arrive au pays. Les importations concernent essentiellement les produits non fabriqués localement.
    Les tubistes soulignent la nécessité d'homologuer les importations, surtout avec l'approche du démantèlement des barrières douanières. Des cas de dumping risquent de menacer la production locale. Dernièrement, l'importation du fer à béton et du fil machine a causé des perturbations sur le marché (1). Cette importation est maintenant soumise à une déclaration préalable.


    Une charte pourla sécurité dans les chantiers

    La charte "Chantiers propres", signée par plusieurs intervenants dans le secteur du bâtiment, a ouvert la voie à la concrétisation de la démarche qualité dans les stratégies des entreprises. En vertu de cette charte, les signataires s'engagent à promouvoir la propreté et la sécurité dans les chantiers.

    Nadia LAMLILI

    (1) Cf L'Economiste du 3 novembre 1999.

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