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Economie

L'imagerie médicale, un choix pertinent dans l'intérêt du patient

Par L'Economiste | Edition N°:959 Le 16/02/2001 | Partager

Par Docteur Anwar Cherkaoui. Malheureusement, la réalité économique de notre pays ne permet pas toujours de suivre les orientations des experts internationauxL'irruption fracassante de l'imagerie numérique avec l'avènement de l'échographie, de la tomodensitométrie (scanner), puis de l'IRM ( Imagerie par Résonance Magnétique) a bouleversé la pratique de l'imagerie médicale.Pour le docteur Sonia Amri, radiologue à Rabat, l'imagerie médicale s'est développée inexorablement tout au long du XXème siècle. Des générations de médecins-prescripteurs ont appris la médecine en y incluant l'imagerie d'une façon incontournable et sont pour toujours dans l'impossibilité de s'en passer.Par ailleurs, la mise à la disposition des radiologues de produits de contraste (indispensables dans les explorations), infiniment moins toxiques donc mieux tolérés avec des risques d'accident très faibles, offrent des conditions optimales de travail.Aujourd'hui, la réflexion qui doit précéder toute prescription d'investigation «radiologique« comporte une synthèse clinique de la maladie, avec une connaissance parfaite des possibilités, limites et coûts des différentes méthodes d'imagerie qu'offre la médecine moderne.Cette approche logique revient au médecin clinicien en collaboration avec un médecin qualifié en imagerie médicale, permettant ainsi le choix de l'examen adapté au patient et à sa pathologie en tenant compte de la supériorité ou de la complémentarité de tel ou tel autre examen.Les considérations économiques en matière de santé font qu'on réfléchit en termes de «cost-effectiveness« (rapport coût-efficacité), sur fond de considérations de toxicité des produits de contraste utilisés et d'écologie notamment en matière d'irradiation. Ceci permettra de privilégier l'exploration la moins agressive, la moins invasive tout en étant la plus performante.Ainsi, depuis quelques années, l'imagerie par résonance magnétique ou IRM est devenue un outil diagnostique très prisé par les spécialistes.Une nouvelle directive européenne (DG 97/13 de l'EURATOM)(1), applicable en France depuis mai 2000, stipule qu'une alternative non irradiante doit être recherchée chaque fois que cela est possible. Aujourd'hui, et pour rester conforme aux données de la science et à l'éthique, l'IRM devrait être un des examens-clés, dans l'exploration de nombreuses pathologies telles les cancers, les affections cardio-vasculaires, neurologiques ou ostéo-articulaires.En effet, le retard en équipement est alarmant et l'absence d'assurance-maladie obligatoire (AMO) constituent des écueils énormes pour le développement d'une médecine de qualité. Actuellement, et à titre d'exemple, l'angiographie par résonance magnétique ou ARM, qui est l'exploration des vaisseaux par l'IRM, doit se substituer quasi totalement à l'angiographie (examen très pénible pour les patients) à visée diagnostic. Cette donnée scientifique a été largement démontrée lors du dernier séminaire organisé à Rabat le 27 janvier 2001 par la société marocaine de radiologie. Il demeure néanmoins des domaines où l'IRM n'a pas (encore?) détrôné les autres méthodes d'imagerie. Ainsi, le scanner est aujourd'hui le «Gold Standard« pour l'exploration de la pathologie pulmonaire parenchymateuse, l'étude fine des remaniements osseux et des petites irrégularités corticales en matière de pathologie ostéo-articulaire. L'IRM ne détecte pas les calcifications qui sont évidentes en scanner et parfois fondamentales pour étiqueter une pathologie et en apprécier l'évolution.Dans l'optique d'une complémentarité scanner-IRM, un plateau technique d'imagerie médicale devrait donc associer les deux appareils afin de favoriser au mieux les substitutions. Ces dernières sont lentes à réaliser d'où la nécessité de la mise à niveau pour les médecins grâce à la formation médicale continue (FMC).Pour le docteur Sonia Amri, les radiologues du Maroc doivent avoir entre autres objectifs d'offrir aux patients des stratégies d'exploration conformes aux acquis de la science. Et en dehors d'examens radiologiques conventionnels fondamentaux qui ne peuvent se soumette à un remplacement de fait, la substitution au profit des nouvelles imageries est un objectif à atteindre, pour une meilleure prise en charge de la santé de la population. (1) Directive européenne 97/43 EURATOM relative à la radioprotection des personnes exposées aux radiations ionisantes à des fins médicales. Elle explicite toutes les étapes de la démarche qualité nécessaires à l'obtention de la radioprotection des patients.

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