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    Economie

    Les sciences de la vie enjeu des mouvements de rapprochements dans le secteur

    Par L'Economiste | Edition N°:601 Le 23/09/1999 | Partager

    · Les regroupements des firmes pharmaceutiques au niveau local peuvent enregistrer des périodes de
    flottement

    · Les laboratoires marocains parient sur le phénomène de spécialisation que connaît l'industrie pharmaceutique en Europe


    LA restructuration de l'industrie pharmaceutique mondiale n'est pas prête de s'arrêter. Il ne se passe pas un jour sans que le secteur n'enregistre une fusion, une scission ou une acquisition. Les mouvements sont tels qu'il est aujourd'hui difficile d'imaginer ce que sera la physionomie du secteur dans une année. Ainsi, Maphar (Sanofi) prépare son regroupement avec Synthemedic (Synthelabo), tandis que Polymedic (Hoechst), sa fusion avec Roussel Diamant-Maroc, à peine consommée, entame un nouveau mariage avec Rhône-Poulenc-Rorer qui donnera naissance à Aventis, un nouveau leader de la pharmacie au Maroc (1 milliard de DH de chiffre d'affaires).
    Si les conséquences des regroupements au niveau mondial se font automatiquement ressentir sur le Maroc, c'est que l'industrie pharmaceutique a par définition un caractère international. Presque tous les groupes sont représentés au niveau local. Si l'on excepte des firmes tels Roussel-Diamant, Novartis (ex Ciba-Geigy), Sanofi, Hoechst-Marion Roussel ou encore Synthelabo, ces multinationales ont longtemps hésité avant de se doter d'outils de production au niveau local. Les sociétés qui ne l'étaient pas ont fini par rentrer dans le rang. On citera notamment le cas de Smithkline Beecham et de Glaxo-Welcome qui ont investi récemment dans des unités de fabrication. En dehors des impératifs de taille critique, les mariages entre firmes pharmaceutiques ne sont pas forcément des réussites lorsqu'elles sont répercutées. Du moins pas dans l'immédiat. Les regroupements peuvent parfois connaître des périodes de flottement qui se traduisent par des pertes de parts de marché ou encore des ruptures de stocks comme ce fut le cas pour la fusion de Polymedic et Roussel Diamant Maroc en 1997. "Ces problèmes ne sont pas du tout dus à une question d'homme ou d'organisation.

    La recherche- développement en question


    Il est tout à fait normal qu'un regroupement aussi important s'accompagne d'un délai de transfert", avait déclaré à L'Economiste M. Christian Beaucoup, DG de HMR. Reste la question du devenir des laboratoires marocains. D'aucuns considèrent que ces sociétés sont obligés de suivre le mouvement, même si des noms comme Laprophan, par exemple, paraissent assez solides pour continuer à évoluer en solitaires.
    Les autres parient fortement sur le phénomène de spécialisation que connaît l'industrie pharmaceutique en Europe. Ils rappellent souvent que le repositionnement, pour des raisons économiques, pour certaines familles thérapeutiques, constitue une opportunité aux firmes locales. D'ailleurs, plusieurs industriels marocains ont déjà entamé des campagnes de pros- pection auprès de partenaires étrangers.
    La plupart des groupes cèdent aujourd'hui leur activité chimie et se recentrent sur les sciences qui présentent des perspectives de développement prometteuses. En fait, en amont se profile l'enjeu de la recherche-développement. Explication, la santé humaine, animale et végétale est un marché très parcellé, contrairement à la chimie, et nécessite d'important investissements en recherche. Pour avoir une idée, il faut rappeler une donnée que les professionnels de la pharmacie connaissent par coeur. Une molécule nécessite en moyenne 200 millions de Dollars depuis sa découverte jusqu'à sa mise sur le marché. Mais deux molécules sur dix seulement ont des chances d'être commercialisées. o

    Mohamed BENABID



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