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Economie

Les premiers points de la stratégie

Par L'Economiste | Edition N°:442 Le 12/02/1999 | Partager

Nouveau repositionnent du rôle de l'Etat dans le domaine énergétique, les premières orientations du Plan sont novatrices et quelquefois délicates dans les réalisations. Mais le Ministère vise le consensus.


Le Ministère de l'Energie et des Mines vient de rendre publics les premiers résultats des travaux des quatre sous-commissions (Energie, Mines, Géologie et Affaires Générales) qui planchent encore sur la préparation du Plan quinquennal 1999-2003. Continuité, mais également quelques nouveautés figurent dans la stratégie en matière énergétique et minière pour les cinq prochaines années. L'enjeu est de taille pour un secteur dont le niveau d'investissement pour le quinquennat en cours atteint les 51 milliards de DH, dont 35 milliards pour le volet énergétique. Sur ce montant, le budget de l'Etat ne sera mis à contribution que pour 6%, précise M. Youssef Tahiri, ministre de l'Energie et des Mines. Pour la plupart, ce sont des investissements lourds, nécessaire, pour faire face à l'évolution normale de la demande qui touchent principalement le secteur électrique. D'une manière globale, la priorité est accordée au "renforcement des infrastructures de base, au développement du monde rural, à la dynamisation du secteur privé, à la décentralisation, à la réduction des disparités régionales et à la consolidation des actions sociales", indique le ministre.

Pour le volet énergétique plus spécifiquement, M. Tahiri a lourdement insisté, fait nouveau, sur l'importance de la politique gazière dans la diversification des sources d'énergie. Les bénéfices à tirer de l'introduction progressive du gaz naturel sont conséquents. Outre la production d'électricité, le gaz peut aussi stimuler l'industrie comme un étant un facteur de "compétitivité". Le gaz est présenté comme combustible miracle, non seulement pour l'entreprise, mais aussi pour le résidentiel et le tertiaire. "C'est une option d'envergure que je soutiens et défends vigoureusement", appuit-il.

Nucléaire pacifique


Selon les indicateurs de croissance et de faisabilité financière, ce projet n'attend plus que l'accord gouvernemental. Le gaz, en effet, servirait aussi bien à domestiquer la production d'électricité (cycles combinés de Tahaddart) qu'à exacerber la compétitivité industrielle.
Autre grande nouveauté annoncée par le ministre, qui constitue un de ses chevaux de bataille, l'Etat doit s'affirmer dans son rôle de régulateur pour l'ensemble des activités de réseau (électricité, transport et distribution de gaz naturel). L'objectif est d'encourager la concurrence dans ce secteur.
Les volets social et environnemental n'ont pas été en reste. Pour le premier, le ministre a insisté sur l'importance de l'électrification rurale (PERG) en passant à la vitesse supérieure. Il prône aussi l'utilisation de l'énergie nucléaire au profit d'applications économiques, sociales et surtout "pacifiques", avec comme première affectation le dessalement de l'eau de mer.
Concernant l'aspect environnemental, l'accent est mis sur la poursuite des projets de développement d'énergie renouvelable qui permettraient d'effectuer des substitutions énergétiques et de sauvegarder l'environnement. "Un domaine dans lequel nous sommes en retard", note M. Tahiri. Toujours dans ce domaine, la pression est forte sur une mise à niveau en matière de combustible. L'unité d'hydrokraking de la Samir devrait être vraisemblablement opérationnelle durant le Plan. Le Ministère réfléchit également à l'après-système d'indexation sans pour autant le remettre en question pour ce quinquennat. "Il a le mérite de bien fonctionner, puisqu'il est très réactif face aux fluctuations des prix des produits pétroliers internationaux", précise-t-il. Le Groupement des Pétroliers du Maroc, qui représente l'ensemble des sociétés privées de la place, est d'accord pour maintenir cette indexation. Un système qui lui sied à la veille du grand deal qu'il s'apprête à concrétiser avec le gouvernement.


Mines: un nouveau paysage dans cinq ans


Les investissements dans le secteur minier de l'ordre de 14,8 milliards de DH sont ambitieux, bien que les taux de croissance soient faibles pour le prochain quinquennat. Ils oscillent en effet selon les premiers résultats de la Commission minière du Plan entre 6 et 7% au niveau de la production et 4 à 9% au niveau des ventes, selon les produits. Des taux d'ailleurs que le ministre, M. Youssef Tahiri réprouve. Il compte sur de meilleures performances grâce une politique plus dynamique dans ce secteur qui reste encore insuffisamment exploité.
En effet, il envisage une réforme profonde du Code Minier avec l'introduction d'un système plus incitatif. L'objectif bien compris est de drainer les investissements étrangers dans cette activité tout en faisant participer les entreprises nationales. Il escompte aussi sur une reprise des cours mondiaux qui, faut-il le rappeler, sont actuellement au plus bas.
Quant aux réformes prévues dans l'avant-projet, elles sont nombreuses. Elles s'inscrivent cependant dans une tendance déjà en cours: recentrage du BRPM et de la Cadetaf, consolidation des positions de l'OCP, simplification des procédures et octroi des permis pour les petits exploitants...
Le problème de Jerrada n'est pas mis en veilleuse. Le Ministère désire assurer la continuité de la composante sociale, en dépit du lourd poids financier de ce dossier.
Pour mettre en exergue les potentialités du pays, M. Youssef Tahiri annonce l'arrivée d'un des plus importants opérateurs miniers mondiaux (ACC plus connu sous l'appellation anglo-américaine) dans le projet Seksaouia.
Autre élément important, l'infrastructure géologique. Le Ministère a mis l'accent sur l'insuffisance de cartes géologiques (157 recensées à ce jour) et l'absence d'entreprises marocaines dans leur élaboration. Celui-ci leur lance un appel afin de créer des entreprises capables de s'orienter vers ce service. "Le dernier appel d'offres en la matière s'élève à 4 milliards de DH, souligne le ministre, et aucune entreprise marocaine n'a répondu".
Le Ministère envisage aussi, dans ce plan, le redéploiement de ses effectifs, en rationalisant le travail. A cet effet, un organigramme est en cours de préparation, pour un nouveau découpage régional.

Fatima MOSSADEQ & Radia LAHLOU

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