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    Les plus gros projets de l'ONE

    Par L'Economiste | Edition N°:465 Le 17/03/1999 | Partager

    · L'Office est incontestablement un gros investisseur

    · Des projets sont à l'étude et d'autres au stade de l'appel d'offres

    · Ce sont de gros montants qui seront engagés dans certains cas en IPP (production indépendante d'électricité)


    L'année 1999 sera fondamentale pour un grand nombre de projets. Il s'agit d'anticiper l'évolution de la demande énergétique. Finie l'ère des délestages, la programmation est réfléchie. Le premier semestre est déjà bien chargé.
    · Station de transfert par pompage (STEP)
    Le lancement de l'appel d'offres pour la station de transfert par pompage d'Afourer est prévu ce mois-ci. Situé à 30 km de Béni-Mellal, dans la province d'Azilal, ce projet doit fournir 450 mW. D'une manière pratique, il consiste à pomper de l'eau à partir de la galerie d'amenée existante pendant les heures creuses et à la stocker dans un bassin supérieur. Les eaux stockées sont turbinées pendant les heures de pointe. L'installation fonctionnerait en effet en cycle journalier avec 5 heures de turbinage pendant les heures de pointe et 7,05 heures de pompage pendant les heures creuses.

    Couplage gaz-solaire


    La chute brusque du massif de Tazerkount vers la plaine du Tadla et les nombreux replats offrent des opportunités pour intégrer une STEP au complexe existant de Bine El Ouidane-Afourer, sans devoir engager une dépense très lourde pour le creusement d'une nouvelle galerie à travers le massif. Si les débits d'irrigation sont faibles, il est également prévu de fonctionner en STEP pure. Le coût du projet est estimé à environ 2 milliards de DH avec un TRI (temps de retour sur investissement) de près de 18%.
    L'étude du préfaisabilité s'est achevée en avril 1998. La réalisation doit s'étaler jusqu'en 2003. Les travaux doivent démarrer en décembre 1999 au plus tard.
    · Complexe hydro-électrique de Dchar El Oued
    L'ouverture des plis pour le choix de l'adjudicataire du dernier lot du complexe hydroélectrique de Dchar El Oued-Aït Messoud est prévu pour le 26 mars. Les travaux seront étalés sur quatre années. Ils concernent une turbine et un turbo-réacteur pour la centrale. La centrale hydraulique pour laquelle la mise en service est prévue en 2002 aura une capacité de 92 MGW. La production d'électricité sera d'environ 200 millions de kW par an. Elle puisera son énergie à partir des deux barrages Tchar El Oued et Aït Messoud. Le projet a démarré en 1996. Le coût pour l'ensemble du complexe est de 1,5 milliard de DH.

    · Centrale thermo-solaire
    L'ONE effectue une étude de préfaisabilité pour la réalisation d'une centrale thermo-solaire. Après l'abandon des sites de Ouarzazate et Taroudant en 1996, le groupement composé du Centre des Energies Renouvelables (CDER), l'Allemand Flagsol et l'Espagnol Endesa a examiné deux autres sites: Jerrada et Aïn Beni Mathar dans les environs de Guercif. Les critères de choix sont l'ensoleillement suffisant, la proximité du gazoduc et la disponibilité d'eau pour la réfrigération et du réseau électrique haute tension.
    Ces deux options sont en effet possibles: couplage gaz-solaire si l'on opte pour le site de Beni Mathar ou couplage solaire-Step pour l'autre site. C'est le prix de revient de l'électricité qui va être déterminant, le GEF (Global Environnement Fund) subventionnant la différence entre le prix du kW normal et celui produit avec le système choisi. Le tout sera réalisé en IPP.
    La Banque Mondiale a confirmé sa disponibilité à appuyer ce projet. En définitive, le choix doit être opéré entre Aïn Beni Methar et Ouarzazate. Une réunion des techniciens a eu lieu le 10 mars à Washington pour la remise de l'option définitive au GEF.
    L'investissement pour un tel projet nécessiterait 120 à 160 millions de Dollars. Le soutien du Fonds porterait sur 40 à 60 millions de Dollars.

    Jorf III trois mois avant le planning.


    La participation du consortium porterait sur 20%. Le reste serait complété par des emprunts (9% domestique, 18% financement d'exportation KfW -Allemand-, Fond d'Abou Dhabi pour le développement économique 45%, SFI 28%).
    Ce type de projet est en concurrence avec des projets similaires en Egypte et en Jordanie. Mais, pour la Banque Mondiale, il n'y a aucune compétition entre eux. Elle regarde de près l'ensemble des projets.
    · Centrale à cycle combiné à Tahaddart Le lancement de l'appel d'offres pour la centrale à cycle combiné de Tahaddart est prévu pour le mois de juin. Les cinq candidats préqualifiés ont commencé à remettre leurs propositions. Celles-ci sont en cours d'examen avec l'ONE. Le choix du 4ème partenaire, en plus d'EDF et Endesa, aura lieu comme prévu dans les délais. Ce projet de 400 mW environ est évalué à 500 millions de Dollars. Le démarrage de la centrale est prévu pour 2002 pour la première tranche et en 2005 pour la seconde. Pour donner une dimension internationale au projet, l'ONE envisage de faire participer la Banque Mondiale. Cette participation devrait avoir lieu à travers la SFI qui allouerait une enveloppe d'un million de Dollars pour des études. En fait, cette contribution est symbolique, mais elle devrait permettre d'émettre plus tard des obligations sur le marché américain.

    · Koudia Al Baïda
    La mise en service du parc éolien de Koudia Al Baïda devrait avoir lieu comme prévu dans 17 mois. Pour ce projet de 50 mégaWatts, une enveloppe globale de 60 millions de Dollars est nécessaire. Le financement est apporté à raison de 30% en fonds propres par les actionnaires, EDF, Paribas et Germa. Le consortium apporte donc 20 millions. Le reste provient de prêts du Crédit Agricole, Indosuez, BEI et Proparco. La BEI intervient pour 22 millions, Proparco pour 15 millions, Indosuez pour 3 millions sous forme de garantie de financement ou de prêt stand by.
    Le gestionnaire du projet et le détenteur du prêt est la Compagnie Eolienne du Détroit où EDF détient 49% du capital, Paribas 35,5% et le Cabinet Germa 15,5%. Le financement de ce complexe repose sur l'amortissement de la centrale ainsi que les résultats financiers à venir.
    Ce parc devrait fournir 2% de l'électricité nationale au prix de 0,50 centime le kW produit.
    · D'autres projets éoliens sont programmés, l'un à Tarfaya et l'autre au Nord du pays. Ils doivent être réalisés toujours en IPP. Les projets ne seront toutefois lancés qu'une fois la STEP adjugée. La capacité totale pour ces deux sites sera de 200 mW.
    · Jorf Lasfar: La construction des tranches III et IV de la centrale à cycle combiné se déroule comme prévu. La tranche III devrait même être livrée 3 mois en avance par rapport au planning.


    ·Sultanat d'Oman: Shell obtient une concession pétrolière
    Une concession d'exploration pétrolière maritime a été obtenue par Royal Dutch Shell (compagnie anglo-néerlandaise) auprès du Sultanat d'Oman. Shell devrait investir, pendant 3 ans, près de 3 millions de Dollars, dans les études et les tests sismiques.
    Selon l'agence officielle omanaise ONA "la période de concession pourrait être prolongée à la demande de Shell, mais sous condition d'investir 30 millions de Dollars dans la prospection".
    Cette concession, dont la superficie n'est pas précisée, est située dans le Golfe d'Oman. Par ailleurs, les autres compagnies qui ont des concessions à Oman sont notamment Elf Aquitaine, Total, Japex et l'Anglo-Américaine BP-Amoco.
    A signaler que la production omanaise est de l'ordre de 880.000 barils par jours.

    · Arabie Saoudite: Regroupement de quatre compagnies d'électricité
    Compte tenu de la prochaine privatisation du secteur de l'électricité en Arabie Saoudite, les quatre compagnies régionales vont être regroupées en une seule: la Compagnie Saoudienne d'Electricité (CSE). Cette première mesure qui sera "consolidé dans les semaines à venir" s'accompagne de deux autres décisions. Il s'agit notamment de faire de la compagnie consolidée une entreprise rentable et de la vendre par la suite. Reste qu'aucune précision sur le calendrier de ces étapes, ni sur le plafond de participation du secteur privé n'a été précisé. Il est à noter que la CSE va hériter d'un réseau de 33 millions d'abonnés dans 7.000 agglomérations, d'un réseau de câble de haute tension de 17.000 km et de 28.000 employés. Par ailleurs, la dette des compagnies régionales, estimée à plusieurs milliards de Dollars, "sera considérée comme un prêt de l'Etat que la CSE devra payer après une période de grâce de 25 ans", indique le ministre saoudien de l'Industrie et de l'Electricité. (AFP)

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