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    «Les plus grandes visions sont prônées par les minorités»
    Sylvain Breuzard, fondateur de Norsys, ex-président du CJD France

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    Sylvain Breuzard est président et fondateur de Norsys (une société de services en informatique) en pleine croissance et qui vient d’ouvrir sa filiale Afrique à Marrakech. Ce dernier explique sa vision de la Performance Globale de l’entreprise. Celle-là même prônée par le CJD dont il a été président en France entre 2002 et 2004. Breuzard est aussi parrain du CJD Maroc. . L’Economiste: Après plusieurs années de présence au Maroc, Norsys décide d’installer une filiale en Afrique? Pourquoi maintenant? - Sylvain Breuzard: On y pensait depuis longtemps. Il fallait auparavant mettre en place un espace et recruter une équipe managériale marocaine afin d’assurer de bonnes conditions de travail… Norsys est une entreprise à croissance maîtrisée, sans frontières, à forte valeur ajoutée, sociale et humaine. Au Maroc, elle est plus connue à travers le social et la Fondation éducation qui porte le même nom. Pourtant, le centre de développement marocain est opérationnel depuis plusieurs années. Il travaillait essentiellement pour des projets français.Avoir des bureaux en Afrique nous permet de continuer le dynamisme de la Fondation et d’élargir notre business à une clientèle au Maroc. C’est finalement une déclinaison logique de la stratégie de notre entreprise. . Oui, mais pas sur un terrain vierge. Le domaine de services informatiques explose depuis les années 90… C’est vrai pour le Maroc et encore plus pour la France où coexistent 30.000 SSII ( ndlr: sociétés de services informatiques). La plupart sont des fournisseurs qui administrent les réseaux de services, s’occupent de la plateforme technique, et accessoirement s’attaquent à la création de logiciels adaptés. C’est sur ce volet que Norsys joue la différence. Le plus gros de notre chiffre d’affaires (CA) est dans la création de logiciels capables d’être revus constamment pour s’adapter aux besoins de l’entreprise. C’est d’ailleurs pour cela que nous consacrons 8% de notre CA à la recherche. . Vous êtes finalement un prestataire qui revend les compétences d’un ingénieur à un fournisseur? Pourquoi investir tant en formation avec le risque que vos employés aillent ailleurs? - Une SSII est par définition une entreprise où la grande majorité sont de nouvelles recrues. Recrues qui la quittent après 3 ans au plus tard. Dans ce cas là, il est évident qu’investir dans la formation peut paraître casse-cou. En concrétisant l’université d’entreprise, nous avions une double finalité. Celle purement économique. C’est-à-dire la valeur ajoutée des prestations de Norsys qui s’accroît grâce à des formations et des programmes de recherches, et toujours l’autre finalité sociale et humaine qui favorise l’épanouissement professionnel et personnel des salariés.Nous arrivons, grâce à ce processus, à retenir tout de même plus de 50% de nos salariés. Et on s’engage dans la formation selon chaque potentiel et chaque profil. . Vous avez été président du CJD France de 2002 à 2004. CJD qui prône une vision globale de l’entreprise. Finalement qui a influencé qui ? Norsys ou le CJD?- Juste question. Il s’agit de définir l’ambition personnelle dans le cadre associatif ou à l’échelle de l’entreprise. En fait, c’est le développement d’une entreprise avec une vision globale où sont conciliées des performances économiques et des performances sociales. Et Norsys est chaque année en croissance. (ndlr: l’entreprise revendique 13% de croissance en 2005 et 20% en prévision pour fin 2006). Lors de mon mandat, je voulais mettre en exergue l’expérience de la Performance Globale de l’entreprise comme celle de Norsys à des chefs d’entreprise qui ne demandaient qu’à voir le résultat. . Oui, mais Norsys comme beaucoup d’autres PME ne sont que des petites gouttes dans l’océan…- C’est vrai. Mais, les grandes idées n’ont jamais émané des majorités. Prenons exemple des starts up qui étaient de petites idées, fruits de cogitation et d’efforts de petites entreprises et qui ont été rachetées par la suite par de grands industriels. Dans un tout autre domaine, les idées politiques ont émané d’une élite, reprises ensuite par la masse… Aujourd’hui, le concept de la Performance Globale de l’entreprise est une vision qui a été adoptée par 700 entreprises en France. Qu’en sera-t-il demain? Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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